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Fanni : "On n'a rien volé"
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Publié 29/10/2010 à 10:59 GMT+2
Absent depuis deux mois, Rod Fanni effectue son retour ce week-end, à l'occasion du déplacement à Marseille. Le défenseur international aimerait que le Stade Rennais profite de ce choc pour justifier pleinement son statut de leader, et faire taire ainsi certaines critiques, infondées selon lui.
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Crédit: Eurosport
ROD FANNI, où en êtes-vous physiquement?
R.F. : J'ai eu quelques passages difficiles. Je n'ai pas joué depuis Arles (NDLR: le 28 août, lors de la 4e journée). Ça revient petit à petit. Je ne suis pas encore à mon meilleur niveau, mais tout se passe bien. Mais je ne le dis pas trop. La dernière fois que je suis revenu, je disais que tout allait bien et je me suis claqué. Là, j'ai pris plus de temps pour sécuriser. La consolidation a aussi été beaucoup plus longue. J'ai toujours une petite gêne mais ça ne m'empêche pas de jouer.
La suspension de Kader Mangane va vous obliger à évoluer dans l'axe au Vélodrome. Pour votre retour, cela vous inquiète-t-il?
R.F. : Je suis content de retrouver le terrain. Après, jouer dans l'axe ou pas, ça n'a pas d'importance.
Est-il exagéré de parler de choc au sommet?
R.F. : Non. On est en tête du championnat, ils sont à la deuxième place. Donc on peut parler de choc au sommet.
Comment jugez-vous l'OM, ses derniers résultats et son jeu?
R.F. : A un degré différent, je pense qu'ils sont un petit peu comme nous. Ils ne sont pas encore à leur meilleur niveau, mais ils obtiennent tout de même des résultats intéressants. Leurs matches ne sont pas très, très nets. C'est pour ça que je pense qu'on a notre chance ce week-end.
Au-delà de l'aspect comptable, vous n'affrontez pas n'importe quel deuxième. Marseille est aussi champion de France en titre. C'est tout de même un match qui sort de l'ordinaire, non?
R.F. : Ces derniers temps, pour nous, tous les matches sortaient de l'ordinaire, du fait de notre première place. On est attendus un peu partout, y compris dans les médias. On nous juge, on est beaucoup plus regardés. Donc ça a un caractère spécial. Ce sera encore plus le cas à Marseille, car médiatiquement, on sait tout ce qu'il y autour. Et il y a la bataille pour la première place en plus. Mais on n'a pas foncièrement changé notre préparation. A part qu'on sait qu'il faudra gérer l'environnement à Marseille. Comme nous avons une équipe assez jeune, nous avons un peu parlé de ça entre nous. Sinon, rien de spécial.
Qu'avez-vous dit, vous, les anciens, aux plus jeunes?
R.F. : Les conseils qu'on leur donne, c'est de jouer leur carte à fond. L'OM n'aime pas les équipes qui jouent. Aller à Marseille pour défendre, c'est le meilleur moyen de se prendre une claque. Alors on pousse les jeunes à se libérer, à tenter des choses. Après, on sait que c'est difficile de ne pas se mettre de pression avant un match comme ça.
Après la défaite contre Montpellier, le Stade Rennais se rend-il au Vélodrome sur la pointedes pieds, malgré son statut de leader?
R.F. : Non. On sait que l'OM joue le titre. Mais nous, on ne compte pas se laisser abattre comme ça. On a à coeur de rester en haut du tableau. Pour marquer les esprits, ce serait bien de faire un bon résultat là-bas.
Malgré votre première place, vous avez subi certaines critiques, notamment sur la qualité de votre jeu. Cela vous a-t-il touché?
R.F. : Nous sommes conscients qu'au niveau de notre fond de jeu, nous sommes capables de beaucoup mieux. Il faut que ça change. La meilleure des réponses, c'est sur le terrain. Si on fait un résultat samedi, on ne pourra plus nous dire que Rennes est leader par accident.
Le groupe a-t-il été blessé par ces critiques?
R.F. : J'ai l'impression qu'il y a eu des critiques gratuites après certains matches. Après Paris ou Toulouse par exemple. C'est un peu dérangeant, même s'il y a des critiques qu'on comprend. On a les pieds sur terre, on est capables de mieux et on le sait. Mais on n'a rien volé. Défensivement, nous sommes solides et nos buts, on les a marqués sans l'aide de personne. Tout n'est pas à jeter quand même. On nous dit qu'on a volé notre place, ça me gêne. Mais ça nous stimule. Comme dit le coach, il faut avoir envie de déranger la hiérarchie.
Etre leader sans jouer à son meilleur niveau, n'est-ce pas bon signe finalement?
R.F. : Si. Ça nous donne de l'espoir. Nous savons que nous ne sommes pas à notre meilleur niveau et, malgré tout, nous sommes leaders. Ça veut dire que si le groupe continue de bien travailler, il y a de belles choses à faire.
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