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Ligue 1 : Toulouse accepte l’urgence mais nie la crise
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Publié 14/12/2012 à 18:37 GMT+1
Le TFC vivra jusqu’à la trêve dans un huis clos permanent. Alain Casanova a pris cette décision pour signifier à son groupe l’urgence de la situation.
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A Toulouse, avant de recevoir l’OM, Alain Casanova cherche tous les moyens pour "montrer qu'il y a une certaine urgence" et "ne veux pas banaliser la mauvaise série actuelle". Son équipe va mal. Après un excellent début de saison, avec une place sur le podium, le TFC pointe pour la première fois de la saison en deuxième partie de tableau, à la douzième place, après son revers à Lille (2-0). Les joueurs d'Alain Casanova n'ont pris que quatre points sur les vingt et un derniers en jeu. Pour bien faire comprendre que la série ne saurait durer jusqu’aux vacances, le coach des Violets a instauré une période de huis clos jusqu'au 23 décembre prochain. "Ce n'est pas la première fois et sûrement pas la dernière. Quand on est dans la difficulté j'aime bien qu'on se concentre encore plus, qu'on soit plus dans l'application."
L’urgence, oui, mais la crise, non, dédramatise l’entraîneur du TFC. "La crise, c'est comme la pression, c'est celle qu'on s'impose soi-même. Il y a une crise de résultats indéniable et il faut essayer de retrouver la qualité de jeu du début de saison. Mais il faut faire attention à rester mesuré. En début de saison, on parlait de nous comme d’une équipe pouvant lutter pour le titre. C'était exagéré. Là, nous sommes dans le dur, mais nous ne sommes pas devenus mauvais du jour au lendemain".
"On manque de caractère"
Alain Casanova fait d’ailleurs le lien entre cette période faste et les déboires actuels de son équipe. "Quand les choses vont bien, on se voit peut-être trop beau, lance le coach toulousain. On tombe dans la facilité, la suffisance. On fait moins d'efforts et on le paie cash. J'ai un groupe qui fonctionne bien quand on est sur une bonne dynamique. Quand c'est plus compliqué on manque peut-être un peu de caractère, de mental. On a besoin de confiance pour évoluer". Tout le monde, même joueurs cadres, qu’Alain Casanova refuse de tenir pour responsables des mauvais résultats du moment (Sissoko, Capoue, Abdennour) : "C'est trop facile de leur attribuer la faute. Maintenant, il y a un tel potentiel au niveau individuel qu'on est en droit de leur demander plus. Certains en sont conscients".
Samedi, au Stadium municipal face à l'OM, Alain Casanova espère voir son équipe se rebeller, afficher la même force collective que contre Lyon (3-0). "Si on veut battre la meilleure équipe de L1 à l'extérieur, cela passera forcément par un gros match. Montrer encore plus de volonté pour essayer de bien finir l'année et se donner les moyens de vivre une belle deuxième partie de saison". Toulouse a plusieurs séries à casser, car l’OM est invaincu lors de ses six derniers déplacements à Toulouse, toutes compétitions confondues (2 victoires, 4 nuls).
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