Avec 10 points en six journées, on peut dire que Reims a réussi son début de saison...
Nicolas Fauvergue: Oui, tout a fait. Avant le championnat, on aurait signé tout de suite pour avoir dix points après six journées. Notre objectif, c'est le maintien. Donc plus vite on se rapprochera des 43 à 45 points qui le permettront, mieux ce sera. Prendre les points rapidement comme ça, ça fait du bien. C'est parfait.
Comment l'expliquez-vous? On voit que les deux autres promus Bastia et Troyes souffrent...
N.F: Le club a été très intelligent en terme de recrutement. On a un groupe solide. On n'a pas de grosses individualités mais tous les joueurs collaborent bien ensemble. Ça se voit au quotidien, ça se voit lors des matchs. On a aussi fait preuve de force mentale après deux défaites d'entrée pour réagir de belle manière. Le contenu de nos matches est intéressant. Encore une fois, ce n'est que la sixième journée mais ce qu'on fait est positif.
Y-a-t-il eu des inquiétudes après les deux premiers revers?
N.F: Non car les matches étaient cohérents. On n'avait pas eu de réussite, c'est tout. Face à Marseille (0-1), si on gagne ou si on fait match nul, ce n'est pas illogique non plus. A Bastia (1-2), on mène au score, on a deux expulsés et ils marquent à la 96e minute. Ces deux défaites ne reflétaient pas les physionomies des matches donc on n'a rien changé, juste gommé quelques lacunes.
A contrario, on imagine que la victoire sur Montpellier (3-1) est aujourd'hui un match référence?
N.F: Oui bien sûr. On a été efficace et solide défensivement. En revanche, quand on voit les statistiques, on constate que l'on concède pas mal de tirs. Je crois que c'est 15 contre Montpellier (3-1) et 16 face à Nancy (2-0). Heureusement que Kossi (Agassa) nous fait dans les buts un début de saison remarquable. Toute la défense fait le job aussi. En attaque, ça commence à venir. La mayonnaise est en train de prendre. Mais je le redis et je le crie s'il le faut : Il ne faut pas s'enflammer.
A titre personnel, vous retrouvez la Ligue 1. C'était une priorité, un objectif?
N.F: Je savais qu'après la dernière saison effectuée à Sedan, qui était relativement bonne (12 buts, NDLR), je pouvais réintégrer l'élite. Ça a bien bougé pour moi cet été et j'ai privilégié le projet de Reims qui était le plus cohérent. Je savoure de retrouver la Ligue 1, c'est un vrai plaisir. Surtout au Stade de Reims.
Ces trois années en Ligue 2 ont elles été difficiles à vivre?
N.F: Peut-être la première parce que je quittais Lille où j'avais passé sept ans pour jouer en Ligue 2. Après non. J'ai mis 15 buts avec Strasbourg et une petite trentaine en deux ans avec Sedan. Trois ans, ça m'a semblé un peu long, j'ai cru que j'allais devenir un joueur de Ligue 2 et finalement non. A moi de prouver que ma place est en Ligue 1.
- Plus d'infos



DPPI





















