Ligue 1, 30e journée : Pour l'OM, il est grand temps que ça se termine

Eurosport sur Google

L'OM qui n'a plus rien à espérer de la fin de saison, les bouchers qui montrent les crocs et Djordjevic qui s'effondre : voilà ce qu'il fallait retenir ce samedi en L1.

Eurosport

Crédit: Eurosport

La grande question : Que reste-t-il à l'OM d'ici le mois de mai ?

Trente-huit journées, c'est long. Très long. Parfois trop. Pour l'Olympique de Marseille, c'est même en train de devenir un véritable chemin de croix. Parce que tout le monde le sait, José Anigo en tête, il faut arrêter de parler de Ligue des champions, de podium, de paillettes et de tout ce qui aurait pu donner le sourire aux Olympiens avec le retour des beaux jours. Samedi, le club phocéen s'est encore loupé au Vélodrome face à Rennes (0-1). Et, franchement, on ne voit pas comment cette saison 2013/2014, mal embarquée, pourrait se terminer sur une note heureuse. L'OM ne joue plus rien. Ou si peu. Et le groupe est en train de se déliter.
Samedi soir, José Anigo a bien tenté de faire vibrer la corde sensible en conférence de presse. Ne souhaitant pas "défendre l'indéfendable", l'entraîneur a appelé ses joueurs à la révolte, à la "fierté", à "leur honneur", "leur envie" et "le respect du maillot". Bref, des mots. Le vocabulaire classique de crise. Celui dont on se sert quand le danger est imminent. Problème pour l'OM : les Phocéens ne risquent rien. Plus rien à gagner. Si peu à perdre. Au pire, les Phocéens termineront dans le ventre mou du classement. C'est triste pour un club comme Marseille. Moins pour les joueurs qui, pour une partie d'entre eux, quitteront le navire cet été, laissant Marseille à une énième saison de reconquête.

La note artistique : 0/10 pour les bouchers

Ce samedi, la Ligue 1 a souffert d’un excès de testostérone. Est-ce la fin de saison et ses enjeux qui font tourner les têtes ? Une soirée à quatre cartons rouges, c’est beaucoup trop. Surtout lorsqu'il n'y a que cinq matches. Et ce ne sont pas des expulsions pour protestations trop virulentes ou des maillots ôtés lors de célébrations. Non, hormis le rouge de Congré (Montpellier) consécutif à une faute dans la surface, les trois autres sanctionnent des gestes dangereux qui relèvent de l’agressivité pure.
Comme trop souvent, c’est Montpellier qui reste le maître de l’indiscipline. La semelle de Marveaux aurait pu mettre un terme à la saison de Deaux. En empilant 13 rouges depuis le début de saison, Montpellier établit un record depuis 2003/2004 et il reste huit journées… Comme à l'OM, elles pourraient être longues. Mais pour d'autres raisons.
Le Bordelais Traoré, lui, ne s’est pas contenté d’un mauvais geste. Il a d’abord piétiné Ospina avant de faucher littéralement Bosetti. Deux jaunes : expulsion inévitable. Mais le geste le plus spectaculaire et dangereux de la soirée reste la semelle de Yatabaré. Le Bastiais a planté ses crampons dans le visage de Courtet. Une inconscience qui pourrait l’éloigner des terrains pour un bon moment.

L’image : Et Djordjevic s'effondra…

Djordjevic traversait déjà une mauvaise passe depuis plusieurs mois. Deux buts lors des 17 journées, c’est maigrichon. Mais l’attaquant nantais ne devrait pas gonfler son total tout de suite. Une réception douteuse, un genou qui se dérobe et la Beaujoire qui retient son souffle. Le Serbe est sorti sur une civière (49e) et son club craint la fin de saison. "Apparemment c'est une entorse du genou (droit) mais il faut attendre demain (dimanche) et lundi une fois qu'il aura passé des examens approfondis (pour en savoir plus)", a détaillé Bruno Baronchelli, qui remplaçait Michel Der Zakarian sur le banc. , ne jouera peut-être plus pour Nantes. Auteur de 58 buts en L1 et L2 pour le FCN, il mérite une autre sortie.

On en reparlera ou pas cette semaine

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité