Plus que de peur que de mal pour le FC Barcelone. Le club catalan, l'un des grands favoris de la compétition, a été perturbée chez lui au Nou Camp, par une équipe du Spartak Moscou qui ne semblait pas devoir lui poser beaucoup de problèmes. A l'heure de jeu, quand les Russes menaient 2-1, un frisson a parcouru l'antre du club catalan, seulement violée deux fois dans l'histoire de la C1 moderne. Mais un doublé de Lionel Messi a fini par remettre les choses en ordre aux 71e et 80e minutes. Si l'équipe de Vilanova n'a pas été souveraine comme elle sait l'être, elle fut globalement supérieure et prend déjà la tête du groupe G.
Tout avait bien commencé pour les Catalans. A la 14e minute, l'ailier gauche Tello a hérité en effet d'un ballon à l'angle gauche de la surface, crocheté son défenseur et placé une belle frappe croisée hors de portée du gardien visiteur Dikan. Mais la sortie sur blessure de Piqué, touché à la cheville gauche après une charge du milieu russe Romulo, troublait l'entame de match des Blaugrana. D'autant que le Barça, supérieur dans le jeu, s'est ensuite compliqué la vie en remettant les Russes dans le match par une bourde de Dani Alves, auteur d'un but contre son camp (29e).
Messi, inévitable sauveur
Après cette égalisation, les Catalans ont tenté bien de réagir, mais ni Fabregas de la tête (37e), ni Xavi du droit (45+1) ne parvenaient ainsi à percer la muraille des Moscovites. Au fil des minutes, les visiteurs ont même pris confiance, se lançant enfin dans des contres, cependant mal conclus. Et tout à coup, la stupeur s'abattait sur le Camp-Nou: à la faveur d'une nouvelle contre-offensive des Russes, Romulo donnait l'avantage aux siens d'une belle frappe dans la surface (1-2, 59e).
Passant à une défense à trois pour la première fois de la saison, Tito Vilanova a alors joué le tout pour le tout. Et Messi, jusqu'ici extrêmement discret, jouait à nouveau les sauveurs. L'Argentin profitait d'abord d'une excellente passe en retrait de Tello pour égaliser à 2-2 (71e), avant de marquer de la tête sur un bon centre d'Alexis Sanchez (80e). De façon presque inéluctable. Toujours aussi confiant en son football, le Barça a eu le mérite de ne jamais paniquer. Pour leur entame en C1, les Barcelonais auront eu chaud.
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