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Le Celtic a retrouvé des héros
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Publié 24/10/2012 à 17:52 GMT+2
Battu de justesse par le FC Barcelone mardi soir (2-1), le Celtic Glasgow a impressionné une grande partie de l'Écosse.
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La cruelle défaite à Barcelone (2-1, but de Jordi Alba à la 90e+4) a suscité une incroyable vague de sympathie en Écosse pour le Celtic Glasgow. Après des débuts cahoteux, la troupe de Neil Lennon fait plaisir à voir. Désormais, les supporters ne sont pas les seuls à être montrés en exemple à travers l’Europe.
"Absolument écœuré mais fier comme Artaban après ce match ! Rythme et désir incroyables", tweetait Michael Jamieson, nageur écossais auréolé d’une médaille d’argent sur 200 mètres brasse cet été à Londres. L’ancien international gallois, Robbie Savage, en rajoutait une couche : "Le Celtic a été fantastique. Je suis tellement désolé pour Lenny & co…"
La presse était aussi dithyrambique ce mercredi matin. Le Scotsman titrait notamment : "Immense Celtic hold Barca until the last cruel kick", qui se passe de traduction. "Je suis très fier, mais je n’aime pas perdre. Je n’ai jamais aimé", commentait Neil Lennon après le match.
Lennon fait ressortir les bons côtés de sa passion
En mars 2010, le Nord-Irlandais est appelé au chevet de ses Hoops. Remarqué pour ses excès de rage et sa véhémence envers le corps arbitral, Lennon ne fait pas l’unanimité, un peu comme Ally McCoist ajourd'hui avec les Rangers. De jeunes entraîneurs, fougueux, passionnés et amateurs de beau jeu. Ce qui rompt avec la tradition écossaise, où les longs ballons sont érigés en dogme, comme l’expérience des entraîneurs.
Sans doute soulagé par son premier titre de champion acquis la saison passée, Lennon a progressivement changé et mûri. En gardant son indécrottable enthousiasme d’adolescent, comme l’ont encore prouvé ses déclarations sur Barcelone et l’immense plaisir que celui-ci a pris en regardant leur déplacement à la Corogne, l’entraîneur a aimanté la passion de son groupe.
Depuis le début de la saison, et malgré des débuts poussifs en Scottish Premier League (2 victoires, 2 nuls et 1 défaite), il répétait à l’envi que son Celtic était le meilleur depuis des années. Sa confiance envers son projet de jeu plus court et léché nécessitait du temps et des hommes adaptés. En parfait accord avec la cellule de recrutement, il a obtenu les joueurs lui permettant de concrétiser ses idées (Kayal il y a deux ans, Commons en janvier 2011, Wanyama l’été dernier et Ambrose en début de saison). Pour, au final, une qualification en phase de poules de la Ligue des champions acquise avec brio en éliminant Helsinki et Helsingborg.
Forster, la vraie doublure de Joe Hart
Samedi dernier, les Bhoys avaient éclaboussé la Scottish Premier League de leur virtuosité en écartelant St.Mirren 5-0. Victor Wanyama (21 ans), l’infatigable Kenyan de l’entrejeu, se permettait de scorer un doublé, tandis que Gary Hooper (24 ans) se découvrait un jeu de remise particulièrement brillant. L’attaquant anglais est l’une des stars de l’équipe, au point de susciter le débat pour une présence en équipe nationale et d’agiter les rumeurs de transfert (Liverpool et Newcastle notamment). Même constat pour Fraser Foster (24 ans), brillantissime contre Barcelone mardi soir et récemment appelé par Roy Hogdson en qualité de troisième gardien. Vu sa régularité et ses progrès depuis son arrivée à Celtic Park, il est impensable que John Ruddy (Norwich) ou le prometteur Jack Butland (Birmingham) puisse lui chiper la place de doublure officielle à Joe Hart.
Or ces individualités, auxquelles on peut ajouter l’artificier et polyvalent Charlie Mulgrew (26 ans) ou Georgios Samaras (27 ans), commencent à trouver une plénitude dans un effectif complet. Comment aurait-on pu imaginer que le Celtic puisse se passer d’internationaux comme Adam Matthews, Beram Kayal ou Kris Commons au coup d’envoi mardisoir ? Impensable depuis des années !
Si, bien entendu, les Hoops ont encore du chemin à faire avant de se qualifier pour les huitièmes de finale de C1, ils trônent fièrement devant le Spartak (3 points) et Benfica (1 point) avec 4 unités, en attendant les réceptions du Barca et des Moscovites. Et, quiconque est allé au Paradise confirmera : la générosité et les cœurs résonnant dans les soirées européennes est de nature à sublimer n’importe quel joueur. Alors quand ils ont du talent, tous les rêves sont aujourd’hui permis.
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