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A Tottenham, Moussa Sissoko n'est pas encore celui des Bleus

A Tottenham, Sissoko n'est pas encore celui des Bleus
Par AFP

Le 22/11/2016 à 01:22Mis à jour Le 22/11/2016 à 01:23

LIGUE DES CHAMPIONS - Moussa Sissoko peine à trouver sa place dans son nouveau club de Tottenham. Habitué au banc de touche, l'international tricolore n'a pas encore justifié son transfert estival de 35 millions d'euros. Et ne cesse de reculer dans la hiérarchie des milieux de terrain des Spurs.

Pièce maîtresse des Bleus, pièce de rechange à Tottenham : Moussa Sissoko, recruté à grand prix (35 millions d'euros) ne s'impose pas dans le milieu de terrain très achalandé des "Spurs" et connait un début de saison difficile.

Meilleur Français lors de la finale de l'Euro, l'irréprochable milieu de 27 ans s'est imposé aux yeux de son sélectionneur Didier Deschamps, mais c'est encore loin d'être le cas dans l'esprit de son entraîneur en club Mauricio Pochettino. Aussi bien en Ligue des champions qu'en championnat, l'ancien Toulousain peine à convaincre : il n'a disputé que six journées de Premier League, dont quatre seulement en tant que titulaire. En C1, le natif du Blanc-Mesnil a pris part à deux bouts de match puis été sévèrement critiqué pour sa performance très moyenne dans la défaite contre Leverkusen à Wembley (1-0).

"C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de contretemps : ma signature tardive, mon manque de préparation pour la saison, mon coup à la tête contre Middlesbrough", a réagi Sissoko la semaine passée. Des pépins auquel est venu s'ajouter fin octobre une suspension de trois matches, pour un coup de coude au visage du joueur de Bournemouth Harry Arter.

Son salaire fait grincer

Résultat, Sissoko, arrivé dans les toutes dernières heures du mercato, n'a encore pas dépassé l'Anglais Eric Dier, le Belge Mousa Dembélé ou le Kényan Victor Wanyama dans la hiérarchie de l'entre-jeu. Et, vu le montant du transfert versé à Newcastle et le salaire du Français, le plus élevé du club selon le tabloïd The Sun (environ 480.000 euros par mois), les supporters commencent à s'impatienter... D'autant plus que pendant que Sissoko bataille, les agents d'Harry Kane, le chouchou de White Hart Lane, n'arrivent pas à trouver un terrain d'entente pour une revalorisation salariale.

De quoi provoquer une petite tempête sur les réseaux sociaux ou sur les blogs où les fans des "Spurs" ne manquent pas de rappeler que Wanyama, arrivé aussi cet été mais pour deux fois moins d'argent, a disputé les 12 journées de Premier League.

"Quand je suis arrivé, j'ai senti que mes coéquipiers connaissaient le prix de mon transfert. Je n'étais pas n'importe quel joueur, mais j'ignore tout ça", balaye-t-il.

Moussa Sissoko (Tottenham), débordé par Bojan Krkic (Stoke City)

Moussa Sissoko (Tottenham), débordé par Bojan Krkic (Stoke City)AFP

Plombé par l'absence de préparation

"Je n'étais pas au top quand j'ai signé, mais c'est normal. Ils ont tous bien travaillé cet été pendant que j'ai eu une mini préparation", a expliqué le Bleu aux 50 sélections. "J'ai dû travailler plus fort à l'entraînement, faire des doubles sessions pour rattraper. Tout cela est maintenant derrière moi. J'ai grandi. Tous les feux sont verts."

"Tottenham est le plus grand club que j'ai connu. Vous devez convaincre à chaque match, chaque entraînement. Mais la compétition ne m'a jamais fait peur", assure le Français. "Cela veut dire que sont alignés les joueurs en forme du moment. Et que l'équipe vient en premier. Si nous voulons gagner quelque chose à la fin de la saison, c'est le moyen d'y arriver."

Dimanche, contre West Ham (3-2), Tottenham a décroché sa première victoire après une série de quatre nuls. Sans Sissoko, mais avec le jeune Harry Winks (20 ans) en milieu aux côtés de Wanyama. L'espoir anglais a marqué le premier but de Spurs: la concurrence est encore montée d'un cran.

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