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PSG-Barça (4-0) : Emery, la victoire qu'il fallait et qui justifie tout

Emery, la victoire qu'il fallait et qui justifie tout

Le 16/02/2017 à 17:51

LIGUE DES CHAMPIONS – Le PSG a martyrisé le Barça ce mardi (4-0). Cette victoire donne une autre lecture de son début de saison et des orientations données par Unai Emery depuis août.

Soit l'exercice de communication était parfaitement rôdé soit le constant était criant de vérité. A l'heure d'analyser la flamboyante victoire, de décortiquer la déculottée, les joueurs du PSG ont presque tous eu le même réflexe. De Matuidi à Verratti, de Meunier à Marquinhos, tous ont insisté sur le travail en amont. Celui du staff d'Unai Emery qui avait préparé le 8e de finale face au Barça avec minutie et application. Dans le même temps, Sergio Busquets affirmait chez nos confrères espagnols que le Barça n'avait pas suffisamment bien appréhendé le choc en terme d'intensité et de tactique. Autant dire que cette victoire est avant tout celle d'Unai Emery.

Elle donne une toute autre perspective à ses débuts à Paris. Comme si ses six premiers mois n'avaient qu'une destination : les soirées européennes sans retour, celles des matches couperets. Comme si les tâtonnements, les hésitations, les brouillons de l'automne servaient les ambitions du printemps. Longtemps nous nous sommes interrogés sur ses intentions. Où voulait-il en venir ? Pourquoi s'obstiner à chercher la verticalité alors que l'ADN des derniers succès parisiens reposait sur un jeu de possession ?

Verticalité, pressing, intensité : la touche Emery

Sauf que c'est bien cette verticalité, ce jeu direct vers l'avant, ces vagues incessantes qui ont noyé la défense catalane. Si le Barça ne fut que l'ombre de lui-même, c'est aussi parce que le PSG a suivi les préceptes de son coach à savoir infliger un pressing constant et une intensité énorme. C'est bien la nouvelle identité de ce PSG qui a fait vaciller les Catalans. Ce même Barça, certes plus entreprenant, qui avait humilié Laurent Blanc et un PSG bien docile en 2013 au Parc des Princes (1-3).

Kevin Trapp, Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe (PSG)

Kevin Trapp, Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe (PSG)AFP

Tous ses choix ont été payants. D'abord dans la composition d'équipe. Préférer un Di Maria fantomatique en début de saison à un Lucas beaucoup plus constant, faire confiance à un Kurzawa bien moins sécurisant en défense que Maxwell ou placer Rabiot en sentinelle. Son onze a donné une direction et une intention : celle de faire mal au Barça, celle d'appuyer sur leurs points faibles (le côté gauche avec les contre-attaques de Kurzawa) plutôt que de subir, celle de faire confiance à l'audace plutôt qu'à la prudence. "Emery a détruit le Barça", a asséné Marca ce mercredi en Une de son quotidien. Si le journal madrilène ne fait jamais dans la finesse, il est clair que le technicien basque a donné une leçon à Luis Enrique.

Recruté pour de telles soirées

Le PSG a recruté Emery et ses trois titres en Ligue Europa pour des soirées comme celle-ci. Pour arrêter de trébucher quand la pente s'élève, pour regarder dans le blanc des yeux ceux qui se disputent les lauriers en mai. Bien sûr, pour valider une quelconque progression, Paris doit intégrer ce fichu dernier carré qui se refuse à lui depuis 2012. Mais sa démonstration de mardi lui donne une autre épaisseur et valide sa mutation à la sauce Emery.

Unai Emery a été l'architecte de la victoire éclatante du PSG sur le Barça

Unai Emery a été l'architecte de la victoire éclatante du PSG sur le BarçaPanoramic

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