Mexès : "C'est du passé"

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Sous les feux des projecteurs pour son retour dans le onze de l'équipe de France depuis la déroute subie en Autriche (3-1), Philippe Mexès est satisfait de sa performance face à l'Uruguay (0-0). En quête de rédemption, le Romain estime qu'une "première pi

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PHILIPPE MEXES, après vos déboires contre l'Autriche (3-1) et votre mise à l'écart, quel bilan tirez-vous de ce match nul contre l'Uruguay et surtout de votre retour en tant que titulaire ?
P.M. : C'est un match assez moyen. Mais c'est satisfaisant car l'essentiel est là : ils ont eu quelques occasions mais nous n'avons pas encaissé de but. J'étais un peu tendu au début. Ce qui était normal. Ensuite, je me suis dit qu'il fallait oublier tout cela pour aller de l'avant. Résultat, c'était un petit mieux en seconde période.
Votre positionnement à droite, ça change beaucoup de choses ?
P.M. : C'est sûr. J'ai plus l'habitude d'évoluer à ce poste. Mais il ne faut pas tout remettre en cause en fonction de jouer à droite ou à gauche. C'est plus un problème mental, psychologique, qu'un simple souci de placement. Si je prends confiance, je pourrais me sentir plus à l'aise et me permettre plus de choses. Mais même si c'était moyen, je suis content.
Avant cette rencontre, vous vous étiez mis plus de pression que d'habitude ?
P.M. : Non. J'ai juste essayé de ne pas commettre d'erreur. Mais je ne me suis pas mis plus de pression que ça car on est jugé en permanence. Inconsciemment, c'est vrai, que l'on cogite un petit peu. Maintenant, c'est du passé. La première pierre de l'édifice est posée. Désormais, le match de l'Autriche est définitivement passé. Cette dernière rencontre de l'année était importante pour se rassurer.
En clair, le match contre l'Autriche est définitivement évacué ?
P.M. : Oui. Même si je l'avais déjà évacué avant, il y a toujours de l'appréhension. Une nouvelle titularisation, c'est toujours un nouveau départ. Il faut refaire ses preuves, essayer de faire le maximum, de démontrer ses qualités au sein de cette équipe. Dans un match comme ce soir qui était assez fermé, assez brouillon, ce n'est jamais très évident. Mais bon, je suis satisfait de ma performance.
Après l'Autriche, vous avez reçu le soutien de grandes figures du football français, ça vous a aidé ?
P.M. : J'ai eu beaucoup de soutien de grands joueurs (Zidane, Thuram...). Je les remercie. C'était très sympa de leur part car ils n'étaient pas obligés. Ça démontre que les gens m'apprécient. Après, c'est à moi de jouer sur le terrain pour gagner ma place. Mais attention : il faut être à la hauteur de ces bonnes paroles. Et ne pas les décevoir pour leur donner raison.
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