C'est à se demander si l'Espagne a vraiment besoin de matchs amicaux. A trois mois du Mondial, la Roja, championne d'Europe qui reste sur 33 victoires en 34 matchs, est plus que jamais la grande favorite pour l'épreuve sud-africaine. De son voyage en France, elle n'a pas grand chose à gagner si ce n'est de vaincre le signe indien (42 ans sans victoire sur le territoire français), d'éventuellement prendre sa revanche sur la défaite en 8e de finale de la Coupe du monde 2006 (et encore, un match amical rétablira difficilement l'affront) et d'enfoncer les Bleus dans le doute jusqu'au cou.
C'est déjà pas mal mais si elle s'incline, Vicente Del Bosque ne remettra pas en cause ce qu'il a construit depuis 2008. Une formation solide avec des joueurs de talents, des travailleurs infatigables au milieu et des attaquants plus perfides que tous les renards de la terre. De toute façon, il est depuis longtemps, contrairement à Domenech, dans le peaufinage. Il a son schéma de jeu, ses joueurs aussi. "Le groupe qui ira en Afrique du Sud ressemblera beaucoup à ce groupe. Quel que soit le résultat, il n'aura aucune incidence. Il ne va pas altérer nos plans dans le chemin qui reste à parcourir". Plus vraiment de places à gagner donc.
Mais l'Espagne n'aime pas perdre. Aussi libérée et sûre d'elle soit-elle, elle ne vient pas faire de la figuration en France. Elle veut prouver, comme à chaque sortie, que son étiquette n'est pas usurpée. "On connaît la situation actuelle du football espagnol, ajoute Del Bosque. On ne peut pas nier que nous serons parmi les favoris pour le Mondial, mais on doit rester méfiant et humble, car ce n'est pas toujours le meilleur football qui gagne." Pas toujours mais 33 fois sur 34 et c'est déjà pas mal...





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