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Nasri prend de l'envergure
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Publié 06/06/2007 à 18:09 GMT+2
Le jeune Marseillais a non seulement inscrit son premier but en équipe de France face à la Géorgie (1-0) mais se révèle de plus en plus comme le meneur dont les Bleus ont besoin pour créer du jeu. A noter également la bonne prestation de Ribéry, omniprése
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MICKAEL LANDREAU : Pour sa cinquième sélection, le numéro 2 officiel de Grégory Coupet n'a quasiment rien eu à faire, mis à part peut-être une ou deux sorties au pied. Sur l'une d'entre elle, il anticipe bien devant Kvirkvelia (14e) tandis que sur une autre, il manque son dégagement mais sans conséquence (90e). A noter que le portier parisien est toujours invaincu en Bleus et n'a toujours pas encaissé le moindre but.
FRANÇOIS CLERC : Encore moins en vue que samedi dernier, le défenseur lyonnais a rendu une copie sans grand relief. Jamais mis en danger dans son couloir, il a trop rarement profité de cette liberté pour monter aux avant-postes. A l'origine quand même du but français, il a aussi manqué l'immanquable juste au retour des vestiaires (47e).
WILLIAM GALLAS : Sans doute pleinement rétabli de sa contracture, trois jours après une prestation difficile face à l'Ukraine, le défenseur tricolore s'est cette fois montré intraitable face aux timides attaquants géorgiens. Coupable d'une déviation involontaire en toute fin de match (85e), mais sans conséquence, le Gunner a fini la rencontre très marqué physiquement.
LILIAN THURAM : Peu sollicité durant la majorité de la rencontre, sa 130e en bleu, le Barcelonais s'est longtemps contenté d'intercepter et de relancer proprement les rares ballons qui venaient jusqu'à lui. Même s'il s'est montré moins présent que face à l'Ukraine, le capitaine tricolore a tout de même rassuré les siens par son placement et son calme. Sa mésentente avec Gallas aurait pu coûter cher à l'équipe de France mais restera finalement sans suite (85e).
ERIC ABIDAL : Parfois en difficulté face aux rapides attaquants ukrainiens, le latéral gauche lyonnais s'est cette fois montré beaucoup plus à l'aise. Il a couvert énormément de terrain, n'hésitant pas à prêter main forte à ses attaquants. Même si ses centres n'ont que rarement trouvé preneur, ils ont quand même eu le bénéfice de mettre en danger la défense géorgienne. Une couverture impeccable sur les rares débordements adverses.
CLAUDE MAKELELE : Après un bon début de match, le milieu de Chelsea s'est ensuite peu à peu éteint au fil de la rencontre. Auteur de nombreuses interceptions, le Blue, comme à son habitude, s'est révélé être le premier ratisseur de ballons dans les pieds adverses. Un match sans bavure, avec de l'activité, mais sans grand éclat non plus.
JEREMY TOULALAN : Dans la lignée de son excellent match face à l'Ukraine, l'ancien Nantais s'est une nouvelle fois montré extrêmement précieux dans l'entrejeu. Auteur d'une frappe puissante qui frôle la barre en première période (16e), le Lyonnais s'est ensuite évertué à accomplir du mieux possible son travail de milieu défensif. Un jeu de passes quasiment parfait.
FRANCK RIBERY : L'esprit libéré par son transfert qui sera conclu dans quelques heures au Bayern Munich, le Marseillais, car il l'est encore, a réussi sans doute l'un de ses meilleurs matches en bleu depuis la Coupe du monde 2006. Accélérateur et dynamiteur sur le côté droit, il a parfaitement rempli son rôle d'homme de couloir, se rappelant au bon souvenir d'un certain Christophe Cocard, sur une pelouse que ce dernier connaît bien. Pour le plus grand plaisir des supporters venus en nombre, il s'est ensuite mué en passeur décisif pour son copain Nasri (33e). Remplacé en fin de match par SYDNEY GOVOU (90e).
SAMIR NASRI : L'homme du match, pas seulement pour son premier but en sélection mais surtout pour ses prises de balle, sa finesse technique et son coup d'oeil. De plus en plus à l'aise avec le maillot bleu sur le dos, le minot marseillais n'a cessé de chercher la faille dans la défense adverse. Un temps passeur pour Anelka, un temps buteur sur le centre de Ribéry (33e), il a de plus fait lever le public sur quelques gestes spectaculaires, comme sur cet habile coup du sombrero (69e). Egalement auteur d'un bon retour sur Iashvili (60e). Un match plein.
FLORENT MALOUDA : Malgré une tête non cadrée juste avant la pause (45e), le joueur lyonnais n'a pas souvent fait la différence sur son défenseur. Peu de courses vers l'avant, peu de dribbles et au final une sortie prématurée peu après l'heure de jeu. Remplacé par DJIBRIL CISSE (65e) qui se met tout de suite en évidence en contrant une frappe d'Anelka avant de manquer d'un rien d'inscrire un but (76e) qui aurait assurément ravi tous les supporters auxerrois qui l'ont vu grandir et qui ont chaleureusement réclamé son entrée en jeu.
NICOLAS ANELKA : Il a beaucoup tenté... mais sans réussite. Au contraire de samedi dernier face à l'Ukraine où il avait fini par trouver l'ouverture, l'attaquant de Bolton n'est cette fois pas parvenu à tromper la vigilance du portier adverse. Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé. Pas moins de quatre occasions franches au compteur (16e, 18e, 22e et 68e). Maladroit et peut-être un peu aussi en manque de réussite, il quitte la pelouse dans les arrêts de jeu, remplacé par KARIM BENZEMA (90e).
Hugues SIONIS
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