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Mexès, le temps presse
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Publié 10/12/2011 à 17:29 GMT+1
En balance avec Mario Yepes pour débuter dimanche, à Bologne, Philippe Mexès a connu sa première titularisation avec l'AC Milan cette semaine, en Ligue des Champions. Le défenseur français doit rattraper le temps perdu. Son avenir international en dépend.
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"La route était longue, mais je suis sorti du tunnel." Philippe Mexès savoure. Le Français a, enfin, tiré un trait sur les galères. Mardi, à Plzen (2-2), il a connu sa première titularisation sous le maillot de l'AC Milan. "Huit mois que j’attendais ça", lance-t-il, comme soulagé. Dimanche, à Bologne, il briguera une place dans l'axe, aux côtés de l'inamovible Thiago Silva. Ces derniers temps, Mario Yepes épaulait le Brésilien. Le Colombien, annoncé titulaire par la presse italienne, a du souci à se faire. Car Mexès est de retour.
En Ligue des champions, l'ancien Romain a profité du turnover instauré par Massimiliano Allegri pour glaner du temps de jeu. Depuis son arrivée dans la capitale lombarde, il se résume à 108 minutes. En huit mois, le natif de Toulouse (29 ans) a multiplié les pépins physiques. Rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, le 4 avril, pour tourner la page de ses sept saisons avec la Roma. Puis une fracture de la main gauche le mois dernier. Entre-temps, Mexès avait retouché le ballon face au BATE Borisov (2-0) puis contre Parme (4-1).
Quand Nesta reviendra...
Pendant cette longue traversée du désert, l'international aux 22 sélections a rongé son frein. Il s'est préparé dans son coin, en silence. "L'entraînement ne peut pas remplacer les matches, reconnaît-il aujourd'hui sur le site officiel du Milan. J'ai besoin de jouer pour me sentir en confiance dans cette équipe." A Plzen, Mexès a rendu une copie encourageante. Ternie par un relâchement qu'il a payé cash, dans le temps additionnel, lorsque Michal Duris a signé l'égalisation tchèque (2-2). "Evidemment, j'avais espéré que ça se passerait mieux mais il faut s'en contenter, relativisait-il après la rencontre. Nous devons penser au match de dimanche (contre Bologne) et essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs."
En l'absence d'Alessandro Nesta, le Français doit saisir sa chance. Et vite : à 35 ans, l'Italien a encore de beaux restes. Il l'a prouvé en début de saison, avant de se blesser à une cuisse. Quand Nesta sera de nouveau opérationnel, après la trêve hivernale, les places seront chères à Milan. Mais également chez les Bleus. L'ex-Auxerrois a manqué les dix dernières rencontres de l'équipe de France. Aux yeux de Laurent Blanc, il reste le complément idéal d'Adil Rami. Le sélectionneur national en fera peut-être son capitaine durant l'Euro. A condition qu'il se fasse une place chez les Rossoneri. Le compte à rebours est lancé.
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