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France -Espagne, Jallet: "Si on nous avait dit qu'on rivaliserait avec l'Espagne"
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Publié 27/03/2013 à 10:20 GMT+1
Plutôt que de se lamenter sur les conséquences de la défaite, les Bleus, dans leur ensemble, ont tenu à mettre en avant leur solide prestation face à l’Espagne. Même s'ils concèdent que le manque de réalisme et l’erreur défensive de Christophe Jallet ont plombé le bilan final.
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Dans la zone mixte, les Français n'étaient pas nombreux à se défiler. Les Bleus étaient même plutôt du genre à bomber le torse malgré la défaite (0-1) face à l'Espagne. Seuls Laurent Koscielny, Patrice Evra et Olivier Giroud, pour des raisons que l’on peut comprendre, ont filé tête basse sans un mot pour la presse. Les autres ont pris leur temps devant les micros et les stylos pour marteler leur message, le même pour tous ou presque : la France a tenu son rang et n’a pas à rougir de cette défaite. "Si on nous avait dit il y a quelques temps qu'on rivaliserait comme cela avec l'Espagne", a même osé Christophe Jallet dans le ton de ses partenaires.
Les Bleus s'attendaient à subir, ils pensaient avoir des occasions en contre. "On les a mis en difficulté", ont répété en choeur Moussa Sissoko, Karim Benzema, Blaise Matuidi et Paul Pogba. "Dans l’ensemble, on a bien géré le match. On a tous signé une grosse performance", a continué Sissoko. Un discours qui n’est pas sans rappeler celui tenu après le dernier revers face à l’Allemagne (1-2). C’est parce qu’ils partaient de très loin avant ces éliminatoires que les Bleus ont semblé ce mardi plutôt convaincu par leurs prestations face au mètre étalon du football mondial. Et leur analyse souligne aussi leurs complexes d'hier face aux grandes nations : "On s'est approché de ces Espagnols, dans tout : on se procure énormément d'occasions, on l'a vu ce soir", résume Lloris. "Autant à l'Euro, il n'y avait pas photo, autant sur les deux dernières confrontations, c'est encourageant, parce qu'en face c'est la meilleure équipe du monde."
Jallet : "Je m’en veux"
Problème, qui dit défaite, dit sanction. Pour ne pas avoir su concrétiser ses temps forts d’abord. Le réalisme s'impose comme le talon d’Achille des Bleus ce mardi, selon les mots de Didier Deschamps : "Là où c'est le plus embêtant, c'est qu'on a eu plus d'opportunités qu'eux et c'est là qu'on a pêché", note Deschamps. Les Bleus ont plus frappé au but (15 contre 10) mais Ribéry, Valbuena et Matuidi ont échoué là où Pedro a fait la différence. C’est genre de "détail" qui différencie encore "la plus grande équipe du monde techniquement" (Sissoko) et la France.
Ce revers sanctionne aussi l’ "erreur défensive qui a fait la différence", selon Sissoko. Christophe Jallet, fautif sur le but espagnol pour avoir laissé filer Monreal, n’a pas fui ses responsabilités dans les couloirs du Stade de France. "Je m’en veux. J’anticipe sur une transversale, finalement ratée, qui me prend à contre-pied. Derrière, ils sont trop forts et ça fait but. On ne peut que s’en vouloir quand un but vient de son côté", assume le défenseur latéral. Cette erreur au cœur d’une seconde période qui "reste en travers de la gorge" de Deschamps a scellé le sort de la rencontre et les Bleus laissent échapper la première place du groupe à leurs adversaires du soir.
Pas question d’en faire une maladie pour autant. Il reste trois matches et autant d’occasions de mettre la pression sur la Roja : "On croit encore à la première place", rappelle Sissoko alors que l’Espagne a désormais un point d’avance. "Ils ne sont pas à l’abri d’une contre-performance", ajoute Jallet. Les deux rencontres face à la Roja ont clairement descendu les Espagnols de leur piédestal aux yeux des Bleus. Mais, aujourd’hui, c’est bien la Roja qui a son destin en main.
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