IKER CASILLAS
Note défensive : 6.5 – Note offensive : 5
Etre gardien de l’équipe d’Espagne n’est pas facile, Casillas sait répondre présent lorsqu’il le faut, comme sur le tir de Benzema en première mi-temps ou sur la tentative de Ribéry en début de seconde période. A nouveau décisif lorsqu’il a fallu sortir dans les pieds de l’attaquant français du Real Madrid, il s’est incliné en toute fin de match sur une tête imparable de Giroud où il ne pouvait rien. A la relance (souvent courte), pas de problème pour Casillas. Quelques contrôles mal assurés cependant, et un jeu long approximatif.
Bilan : San Iker a retardé l’échéance, la Roja peut le remercier autant que la France peut remercier Lloris.
ALVARO ARBELOA
Note défensive : 4 - Note offensive : 4
En jouant dans la phase de domination de son équipe, il a pourtant été le joueur le plus en difficulté sur les rares possibilités françaises en première mi-temps. Notamment lorsque Ribéry partait balle au pied et venait trouver Benzema, comme sur le premier tir français. Quelques bonnes interventions toutefois, mais on l'a senti à la limite dès que ça poussait en face. La comparaison avec Alba fait mal, mais Arbeloa a su aussi jouer son rôle de relais si besoin. L’Espagne peut être en danger sur ses passes manquées. Il a touché moins de ballons que les autres, mais en a perdu plus. Ennuyeux…
Bilan : Comme souvent en dessous du reste l’équipe.
JUANFRAN
Note défensive : 2 – Note offensive : 4
Sorti blessé, Arbeloa été remplacé par Juanfran à la 50e minute. Dans son stade, il a vécu un calvaire sur le côté droit. Ribéry l’a débordé en permanence, les dédoublements créés par Matuidi, Valbuena et Evra lui ont posé de nombreux problèmes. Lorsqu’il avait le ballon, Juanfran n'a pas été très à l’aise et n’a pas apporté grand chose. Le gros point faible espagnole en deuxième mi-temps.
SERGIO RAMOS
Note défensive : 6 – Note offensive : 7.5
Sobre et efficace défensivement, il a rassuré son équipe par sa solidité dans les duels et sa capacité à jaillir rapidement pour stopper une attaque adverse. On peut cependant pointer du doigt son oubli sur le but égalisateur, où Ramos a été trompé par le déplacement de Giroud et l'a laissé ajuster sa tête. Redoutable dans le jeu aérien, Ramos a été aussi habile avec son pied droit. Son but n’était pas loin d’offrir la victoire, il a même failli doubler la mise de la tête. Ses passes appuyées ont été redoutables, la Roja a pu alors facilement transpercer une ligne adverse tant la qualité de ses transmissions a apporté au jeu espagnol.
Bilan : Un match presque parfait, un but et une belle prestation défensive… jusque dans les dernières secondes.
SERGIO BUSQUETS
Note défensive : 5.5 – Note offensive : 6
Positionné en défense centrale, Busquets a joué à l’expérience derrière et a anticipé les mouvements adverses. Parfois dépassé lorsque le jeu s'accélérait, il s'est rattrapé avec une bonne lecture du jeu et de la malice. Dans l’ensemble, Busquets a réalisé un bon match, mais n’a pas eu la vitesse pour couvrir avec efficacité son latéral. Cela s’est vu en fin de match, malgré l’apport de son jeu de tête. Le nombre de ballons perdus par Busquets a été une nouvelle fois infime (une seule passe manquée !). Techniquement, il a assuré en défense comme au milieu, en cherchant au maximum Xavi. Le milieu défensif du Barça a pris parfois des risques, mais s’en est sorti toujours bien.
Bilan : Bon match derrière, mais il a certainement manqué au milieu.
JORDI ALBA
Note défensive : 7 - Note offensive : 7
A force de monter, on peut logiquement penser que Jordi Alba sera en retard au moment de défendre sur une contre-attaque. Le nouveau latéral gauche de Barcelone a au minimum trois poumons et a réalisé des interventions décisives, face à Benzema notamment, grâce à sa pointe de vitesse et la précision de ses tacles. Jordi Alba s'est montré intenable sur son couloir gauche, il a enchaîné les montées durant tout le match, le premier contre-attaquant. Il n’a pas forcément souvent centré (2), mais a mis Debuchy au supplice sur certaines actions. Sa capacité à prendre la profondeur a apporté de la largeur, et un panel différent au jeu de l’Espagne. Une nouvelle fois, très bon match.
Bilan : Le monsieur plus de l’Espagne, c’est aussi son latéral gauche…
XABI ALONSO
Note défensive : 7 – Note offensive : 6.5
Dans une position plus basse, à la place de Busquets, Xabi Alonso a également un sens de l’anticipation au-dessus de la moyenne lui permettant de récupérer facilement des ballons sans se mettre dans une position délicate. Lorsqu’il l'a fallu, il a également taclé à bon escient. Souvent, le milieu de terrain du Real Madrid a évité bien des problèmes à son équipe. Omniprésent, il a été le joueur qui a touché le plus de ballons dans ce match (137). Dans un rôle de relais, il a joué court avec les autres milieux, mais a également tenté d’allonger avec de longs ballons dans la diagonale (21 passes longues, 16 réussies). Rassurant et utile par la variété qu’il a apportée dans la construction du jeu.
Bilan : Remarquable performance dans tous les compartiments du jeu.
XAVI
Note défensive : 4.5 - Note offensive : 5.5
Dans la première demie-heure, Xavi n’a pas hésité à presser haut, pour mettre la pression sur le bloc-équipe français. Sans trop de réussite, il s’est contenté de se replacer et de presser son adversaire direct, profitant de la densité de joueurs au milieu de terrain. En difficulté physiquement au fil du match, son replacement s’est fait de plus en plus approximatif, jusqu’à être dépassé par le regain de forme des milieux français. Xavi est resté le métronome, celui qui distille des ballons avec grâce et élégance, comme sa subtile louche en première mi-temps. Cependant, son influence a été canalisée par la rigueur défensive adverse. Du coup, Xavi a touché le ballon sans toutefois réussir à en faire grand chose. Il s’est essayé à quelques centres (6).
Bilan : Des inspirations rapidement contrariées, difficile pour Xavi d’être très bon quand son équipe souffre.
ANDRES INIESTA
Note défensive : 4 - Note offensive : 5
Au milieu de terrain, Iniesta n’est pas très à l’aise lorsqu’il faut aller au charbon. Son bon premier pressing a été utile en première mi-temps, mais son manque d’impact s'est fait naturellement ressentir lorsque l’adversaire a pris le dessus. Du coup, il a sombré petit à petit avant de sortir. Plus effacé que ses coéquipiers, Iniesta a retrouvé son influence dans les combinaisons côté gauche avec la rentrée de Cazorla. Toutefois, dans une position plus basse, sa relation avec Alba, pourtant redoutable à l’Euro, a été moins marquée. Habile dans ses passes et ses déplacements, Iniesta n’a pas été particulièrement dangereux, pour une fois, servant plus de relais. Remplacé par FERNANDO TORRES à la 76e minute, qui n’a pas eu beaucoup de ballons à se mettre sous la dent. Ses coéquipiers n’ont pas réussi à le trouver dans la profondeur.
Bilan : Sans être mauvais, une prestation en deçà de ce qu’on peut attendre de lui.
Un petit quart d’heure de jeu et puis s’en va. Si son pied gauche semblait affûté aujourd’hui, il est sorti blessé à la 13e minute. Remplacé par SANTI CAZORLA (Note défensive – 5, Note offensive – 6), qui n’a pas eu un gros travail à effectuer défensivement. Il a apporté toute son intelligence dans l’organisation des attaques, avec ses contrôles orientés de grande qualité. Techniquement, l’Espagne n'a pas perdu pas en justesse. Intelligent dans tout ce qu’il a entrepris, il n’a certainement pas assez tenté de prendre le jeu à son compte lorsqu’il en avait la possibilité.
Bilan : Agréable à voir jouer, il lui manque l’efficacité et le courage d’entreprendre.
PEDRO
Note défensive : 6 – Note offensive : 6.5
Positionné côté droit, il n’a pas eu grand chose à faire sur le plan défensif. Lorsqu’il a commencé à se balader un peu, on a vu Pedro être combatif et hargneux pour retarder les offensives françaises. Son repli défensif a toujours été impeccable, il a parfaitement assimilé ce schéma. Oublié en début de match, Pedro est apparu toujours pour être décisif et créer une situation dangereuse en un appel. Sa capacité à prendre la profondeur a fait un bien fou à la Roja, qui a pu ainsi varier son jeu, Xabi Alonso l’a régulièrement cherché. Il n'a pas été loin de doubler la mise juste avant la pause. C’est encore lui qui a obtenu le penalty.
Bilan : Pas le joueur le plus glamour, mais souvent important et décisif. Le facteur X.
CESC FABREGAS
Note défensive : 4 - Note offensive : 3
L’inconvénient de sa position, c’est que Fàbregas s'est retrouvé parfois à presser son adversaire alors qu’il aurait dû, théoriquement, gêner la relance adverse. Il l’a fait plutôt bien en première mi-temps, mais Cesc a également été absent en seconde période où il ne gênait quasiment plus les milieux de terrain français. Son passage au milieu après la rentrée de Torres n’a pas aidé son équipe. Sa faculté à se placer entre les lignes a pu faire la différence, il l’a très bien fait en début de match. L’autre inconvénient de ce rôle pour Fàbregas est qu’il peut rapidement disparaître de la circulation devant la densité de joueurs dans l’axe du terrain. Il aurait du s’excentrer un peu plus côté droit pour étirer la défense adverse. Il a mal tiré son penalty, qui aurait permis à l’Espagne d’être tranquille à la mi-temps.
Bilan : Un rôle compliqué, on le sait. Cette fois, Cesc n’a pas réussi à briller.
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AFP

























