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Formule 1 - GP d'Allemagne

Hockenheim team par team

Le comportement des pilotes et des voitures passé au crible pour tirer les enseignements de la 10e manche du Mondial 2008.

 
Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'AllemagneFrom Official Website
 

McLaren - Hamilton P1, Kovalainen P5

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne Lewis Hamilton a commencé sa démonstration vendredi et a fait preuve d'une bonne vision technique en comprenant qu'il engageait des changements erronés sur ses freins samedi matin. Il est judicieusement revenu à son set-up de la veille pour décrocher sa 8e pole. Son travail sur les appuis a payé : intouchable dans le secteur 3, sa MP4 était du niveau de la Ferrari de Massa dans le 1. Dimanche, il était tellement fort qu'il a pu réparer la bourde de McLaren, qui ne l'a pas fait rentrer à la neutralisation. "Léquipe m'a dit de rester en piste. Je pense qu'ils ont cru que je pourrais m'échapper. En fait, j'avais besoin d'une avance de 23 secondes en sept tours ! C'était impossible", a-t-il souligné. Il a pu repasser Kovalainen, Massa et Piquet pour cueillir sa 4e victoire 2008, la deuxième de suite. A noter qu'il a été le seul avec Kovalainen et Sutil à prendre deux fois des "dur" et finir en "medium". Au championnat, cette 1ère victoire de McLaren à Hockenheim depuis 1998 le remet seul en tête du Mondial.
Heikki Kovalainen en retrait comme à Silverstone à cause d'un problème d'exploitation de pneus. Ça lui a coûté la 4e place. Il a sauvé les meubles en passant Kubica. Cela confirme son rang de N.2 chez les Gris.

Renault - Piquet P2, Alonso P11

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne Nelson Piquet est définitivement superstitieux. Le Brésilien avait décidé il y a quelques semaines de porter des gants blancs pour faire fuir la malchance ; sa miraculeuse 2e place, après une qualification pathétique (17e car il ne parvient toujours pas à exploiter les pneus correctement), le conforte dans sa démarche métaphysique. Inexistant pendant 35 tours, le N.2 de Renault a été boosté par la neutralisation de la course, au 35e tour. Il avait déjà le réservoir garni pour voir le drapeau à damier et a remonté au classement lorsque la quasi-totalité du peloton est rentrée pour se gaver d'essence. Néanmoins, il a montré un visage différent du début de saison en s'alignant en fin d'épreuve sur les chronos de Hamilton et Massa, dans la gamme des 1 min 16 sec. Il a même accompli son meilleur tour dans l'avant dernière boucle ! C'est donc dans la tête docteur... Une stat au passage : la dernière fois qu'on avait vu deux Brésiliens sur un podium, c'était au GP de Belgique 1991, avec Senna et Piquet père… En tous les cas, les huit points qu'il marque font un bien fou au Losange, qui peut maintenant faire de la 4e place au championnat Constructeurs un objectif réaliste. Dans son histoire, l'équipe a désormais 999 points au compteur...

Fernando Alonso a fait la "pire course de sa carrière" , selon les médias espagnols. La saison de l'Ibère ressemble surtout de plus en plus à celle de 2004, lorsqu'il surconduisait pour compenser les lacunes de sa monoplace. Cette année-là, il n'avait signé aucune victoire et son coéquipier (Trulli) avait obtenu le meilleur résultat pour l'équipe. Excellent 5e sur la grille, il a terminé 11e. "Lors des duels roue contre roue et des tentatives de dépassement, nous perdons simplement trop à la sortie des virages lents et ensuite nous ne pouvons pas rattraper le terrain perdu sur la ligne droite", a-t-il expliqué dans la presse de son pays. Il est même devenu fataliste : "J'ai été très chanceux en 2005, 2006 et 2007. Cette année, je suis très malchanceux et on le peut voir à chaque course. Je suis habitué maintenant" .

Ferrari - Massa P3, Räikkönen P6

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne "Dès le début, la vitesse de Hamilton a paru imbattable et j'ai compris que ça serait difficile de le battre", a déploré Felipe Massa, seulement devancé de 0.1 sec par l'Anglais en qualif. Effectivement, 4.6 sec séparaient les deux hommes après 6 tours, et jamais le Brésilien n'a eu loisir de se battre pour autre chose qu'un podium. "La voiture était plus difficile à piloter que les jours précédents, je ne sais pas pourquoi" , a-t-il relevé. Sur la fin, il n'a pas résisté lorsque la MP4 N.22 a déboulé pour la 2e place à l'épingle, à cause de "problèmes de freins" qui l'a laissé derrière la R28 de Piquet.

Kimi Räikkönen n'est pas une star de la mise au point : 6e au départ (sa plus mauvaise qualification depuis Melbourne, où un problème mécanique l'avait affecté) et 6e à l'arrivée. "Habituellement, nous sommes capables d'être rapides du début à la fin mais ce n'était pas du tout le cas ce dimanche. Le grip manquait même si cela s'est amélioré sur la fin. Il faut étudier la conduite de la monoplace afin de savoir si on a pris le bon chemin en terme de développement", s'est-il interrogé.

BMW - Heidfed P4, Kubica P7

Nick Heidfeld est avec Nelson Piquet l'autre grand chanceux du dimanche : nulle part en qualif (12e) et dans les gros points grâce à un premier relais "particulièrement long" qui lui a permis de rester en piste à la neutralisation.
La BMW n'est plus la bête de course qu'elle était jusqu'au GP du Canada, la faute à un rythme de développement qui ne soutient pas la comparaison avec McLaren et Ferrari, a estimé Robert Kubica. "Durant la première partie, j'arrivais à tenir le rythme des McLaren et des Ferrari", a dit le Polonais, qui décroche au championnat. "Puis soudainement, la machine n'avançait plus aussi vite que je ne l'espérais. Mes pneus ont perdu beaucoup d'adhérence. Je crois que mes pneus se sont refroidis trop vite. Il faudra regarder les données".

Toro Rosso - Vettel P8, Bourdais P12

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne Sebastian Vettel a été exact au rendez-vous. Avec un tel battage autour de sa signature chez Red Bull en 2009, "Baby Schumi" avait de quoi s'emballer et se croire "arrivé" . En qualif, il a été le seul des cinq Allemands du plateau à voir la Q3, et finir devant la Red Bull de David Coulthard. Eblouissant en course. "C'est sa meilleure course jusqu'à présent" , a jugé Franz Tost, directeur sportif, qui a adoré le festival de dépassements et les batailles victorieuses (Webber, Glock, Alonso et Trulli). "Il a pris un bon départ en passant Webber, en effectuant des chronos réguliers pour rester devant lui. Les gars ont fait un boulot fantastique lors des pit stop car ils l'ont placé devant Alonso. Il s'est très bien battu contre Alonso, dans une bagarre divertissante. La période de Safety Car a joué contre nous, car Piquet nous est passé devant car il avait stoppé avant. A partir de là, Vettel a défendu sa position d'une façon fantastique et mérite ce point à domicile".

Sébastien Bourdais commence à trouver des solutions pour mieux cohabiter avec la STR3. 12e aux essais, il aurait pu faire mieux sans une faute sur un freinage. "Je suis content de ce résultat en termes de rythme que j'ai pu tenir", a-t-il dit. "J'ai été capable de soutenir l'allure de Heidfeld lors du premier relais et mes chronos étaient corrects"."Il a fait une super course" , a bien noté Franz Tost. "Vers la fin, il comblait l'écart sur Alonso et aurait pu le passer si la course avait compté deux tours de plus". Bref, ce gp a fait beaucoup de bien au Français, qui n'avait fait que 12 tours vendredi.

Toyota - Trulli P9, Glock Ab

Silverstone n'a semble-t-il été qu'une parenthèse après les belles performances de la TF108 au Canada et en France car Jarno Trulli a hissé sa machine en 2e ligne aux essais (4e). Mais l'Italien a dégringolé dimanche. "Après le second pit stop, quand nous avons changé notre stratégie à cause de la safety car, c'est devenu très difficile. J'avais des problèmes d'équilibre. J'ai eu beaucoup de mal dans les 10 derniers tours. Je me battais fort pour garder le point de la 8e place. Je retenais Vettel mais malheureusement j'ai bloqué l'avant et je n'ai pu récupérer la position perdue", a-t-il dit.

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne Le gros défaut de Timo Glock est d'utiliser la piste dans ses grandes largeurs pour essayer de rattraper le temps perdu... Aux essais, il avait déjà cabré sa TF108 et failli se crasher comme à Melbourne. A force de passer sur la bordure du dernier virage, la suspension arrière droite à cédé net. Un gros crash mais pas de bobo. Bon pour le service cette semaine à Jerez.

Williams - Rosberg P10, Nakajima P14

Nico Rosberg 13e en qualif et 10e au damier. "C'était une bonne course", a-t-il estimé. Ça signifie que Williams est à son maxi... L'équipe, qui se voyait bien 3e du Mondial, rétrograde au 7e rang, passée par Renault.

Kazuki Nakajima, coincé dans le trrafic, est sorti de l'anonymat dans un tête-à-queue.

Red Bull - Coulthard P13, Webber Ab

Hockenheim team par team - Formule 1 - GP d'Allemagne Le minimum syndical aux essais. "C'est l'un des circuits les plus durs pour nous en termes d'équilibrage de la voiture. Normalement, ça vient plus facilement que ce week-end", a expliqué Mark Webber, un peu perdu dans les réglages. Au moins a-t-il devancé Vettel, ce dont n'a pu se targuer "Oncle" David, qui a avoué admis "foiré" son tour en Q3. Pas de chance pour Webber, stoppé avec un radiateur percé par les débris de la Toyota de Glock. Coulthard a dû se battre avec des Honda, dont une lui a rentré dedans. Décidemment, c'est l'année...

Force India - Sutil P15, Fisichella P16

Le développement de la monoplace indienne est arrêté pour cette saison, à une exception notable près : il est prévu de greffer une boîte de vitesses seamless sur la VJM01 au Grand Prix de Hongrie. De quoi gagner 0.3 à 0.4 sec au tour. L'écurie indienne a squatté la dernière ligne mais s'est payée Honda en course. Fisichella a pris 25 secondes de pénalité : il est entré aux stands avant d'y être autorisé durant l'intervention de la voiture de sécurité. Il a perdu deux places. Sutil a donc fini devant lui.

Honda - Button P17, Barrichello Ab

Qu'il est loin le podium pluvieux de Silverstone ! Ross Brawn, directeur de l'équipe, a bien résumé l'ambiance du moment : ni Jenson Button ni Rubens Barrichello ne sont assurés de piloter pour l'équipe l'an prochain, même si l'intrigant Nick Fry déclare l'inverse. Le développement de la RA108 est quasiment stoppé et ça se voit. Button a roulé le moins possible en "medium" en milieu de course, Barrichello s'est piteusement mis dans l'arrière de la Red Bull de Coulthard. Pas fier de son coup, l'expérimenté brésilien...

 

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