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Button coiffe Räikkönen
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Publié 24/05/2009 à 08:00 GMT+2
Les circuits changent et Jenson Button (Brawn) reste en pole position. Cette fois-ci à Monaco. Il partira en tête dimanche devant Kimi Räikkönen (Ferrari) et son équipier Rubens Barrichello. Lewis Hamilton (McLaren), victorieux en 2008, a tapé en Q1. Il s'élancera 16e.
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Sans esbroufe, Jenson Button (Brawn) s'est octroyé sa 4e pole position de la saison, samedi à Monte-Carlo. Le N.1 mondial s'est élancé dans son tour décisif juste avant la fermeture de la piste, en Q3, et a déployé son style coulé et millimétré pour descendre de 0.025 sec le chrono que Kimi Räikkönen (Ferrari) venait de signer pour occuper la position de pointe. Une menace qui confirmait son meilleur temps en Q2 ; sur sa valeur intrinsèque de champion du monde si l'on en croit le comportement imprévisible de sa F60 le matin. mais il révéla les progrès accomplie par sa machine, par ailleurs un peu moins chargé que la BGP001 (644 kg contre 647,5 kg).
Plutôt discret en Q1 et Q2, le poleman Britannique a réapparu à l'instant crucial en 1:14.902 et n'a rencontré aucun trafic, contrairement à Fernando Alonso (Renault), qui roulait dans les temps de la pole avant d'être bloqué sur la fin de sa rotation.
"C'est si important de bien se qualifier à Monaco !" , s'est exclamé Jenson Button. "Elle signifie beaucoup pour moi, comme toutes les autres, mais un peu plus quand même. C'est vraiment un tour dont je me souviendrai : j'étais à la limite partout ! Ce fut une vraie bagarre et j'ai pensé que Rubens [Barrichello] aurait le dernier mot car il avait été très fort jusque là ce week-end".
"J'ai fait un super tour en fin de qualification, celui de Jenson a du être fantastique !", a avoué le Pauliste, dont c'est la 17e apparition en principauté. "Jenson a travaillé dur sur ses réglages car il a lutté tout le week-end pour trouver l'équilibre de sa voiture et du grip à l'avant. Il savait qu'il devait faire un tour assez spécial pour faire la différence et il a été très impressionnant", Ross Brawn, P-DG et directeur technique de Brawn GP.
Une pole en principauté réclame de la chance, et de la précision aussi. Rubens Barrichello (Brawn) et Sebastian Vettel (Red Bull) en ont manqué dans le money time, se contentant des 3e et 4e temps. Le Brésilien a souligné en quelque sorte, le jour de ses 38 ans, son statut de N.2 chez Brawn. L'Allemand n'a pu traduire le rebond technique promis par Adrian Newey, directeur technique du Taureau rouge.
Les autres pilotes n'ont pas été en mesure de rêver à la belle place. Refroidi par sa touchette avec le rail dans le "S de la piscine" qui ne lui avait coûté qu'un museau rogné à l'ouverture de la piste, Felipe Massa (Ferrari) a un peu piloté en dedans et s'est satisfait du 5e chrono. Avec plus d'essence, Nico Rosberg (Williams) n'a pas été en capacité de reproduire la prestation qui lui avait valu de toper la concurrence en Q1.
Heikki Kovalainen (McLaren) et Mark Webber (Red Bull) réunis sur la 4e ligne, Fernando Alonso partira donc 9e, dans le voisinage du turbulent Kazuki Nakajima (Williams).
Quand à Lewis Hamilton (McLaren), champion du monde et tenant du titre monégasque, il s'est auto-éliminé en arrachant la roue arrière gauche de sa MP4 en Q1, dans la descente de Mirabeau. 16e, il espère marquer un point. Il ne fût pas le seul éliminé de marque puisque les Toyota -c'est une surprise- et les BMW n'ont pas passé le cut.
Il faut souligner le mérite de Sébastien Buemi (Toro Rosso), 11e pour sa première visite en Formule 1 dans la place. Le Suisse sera trois crans au-dessus de son coéquipier Sébastien Bourdais.
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