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Vettel déboule à Istanbul
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Publié 07/06/2009 à 08:45 GMT+2
Au volant d'une RB5 enfin à 100% de son rendement avec son double diffuseur, Sébastien Vettel a arraché la pole turque des mains de Jenson Button (Brawn), samedi. Barrichello (Brawn) et Webber (Red Bull) en 2e ligne, il faut descendre au 16e rang pour voir le champion du monde, Hamilton (McLaren)...
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Sébastien Vettel serait-il en train de sauver le championnat ? L'Allemand fait en tous les cas tout pour, et doit en être remercier car le suspense est une valeur en perte de vitesse en Formule 1. Samedi à Kurtkoy, banlieue d'Istanbul, le prodige allemand a débouté Jenson Button (Brawn) d'une nouvelle pole position, et d'une probable sixième victoire aussi facile que les précédentes. Car si on a du respect pour Rubens Barrichello, on ne sent pas le Brésilien capable de reprendre l'ascendant technique sur le leader du Mondial au sein de l'équipe de Ross Brawn. Un rôle de N.2 serait même près pour lui... Comme au bon vieux temps ferrariste.
Vettel, donc, a coiffé Button sous le damier en fin de Q3. Calife à la place du calife : 1:28.316 contre 1:28.421. Un exploit ? Pas vraiment, tant l'Allemand a habitué à bien faire avec peu. Dix-sept tours vendredi matin, cinq l'après-midi... Une heure seulement pour donner du grip à a machine samedi matin, tester les gommes "tendre" et "dur" dont les courbes de performances n'ont fait que se croiser aux essais, dans tous les garages. Et hop ! Meilleur chrono en Q1, en Q2 et donc en Q3. Comme quoi la valeur n'attend pas le nombre des tours.
On l'espérait, il a surgi, sur un Istanbul Park théâtre d'expression enfin adéquate de sa RB5, munie pour la forme à Monte-Carlo, il y a quinze jours, d'un double diffuseur fait pour les grandes courbes naturelles. Adrian Newey, cerveau de l'affaire taurine, a tenu sa promesse, et Bernie Ecclestone, le grand vizir de la F1, qui commençait à regarder ses courbes d'audience de travers, ne va pas s'en plaindre.
"Vendredi, j'ai eu une défaillance moteur et je n'avais pas pu faire beaucoup de tours", a souligné le plus jeune vainqueur de l'histoire. "Mais j'avais un bon feeling avec la voiture et j'étais donc confiant pour aujourd'hui. Nous avons été les plus rapides dans toutes les sessions (Q1, Q2, Q3), c'est un grand jour. Nous y sommes finalement parvenus ! J'en suis ravi. Nous avons essayé très fort lors des deux dernières courses et nous sommes enfin devant ces gars en blanc (Button et Barrichello). Merci à toute l'équipe, merci aux gars à l'usine, car certaines pièces sont arrivées à la dernière minute".
"Avec les changements opérés sur le set-up depuis hier soir, la voiture était vraiment mieux en termes de grip", a constaté Jenson Button. "Sebastian [Vettel] a fait un super boulot. C'était assez dur de choisir entre les deux types de pneus ; leurs performances étaient similaires. Le 'dur' bougeait un peu trop à mon goût. Maintenant, nous allons essayé de changer les statistiques qui font que chaque personne parti de la pole a gagné ici".
Rubens Barrichello (Brawn) partagera la 2e ligne avec Mark Webber, battu pour la septième fois en qualif cette saison par "Baby Schumi". "La question principale en qualification était de comprendre quel pneu performait le plus", a dit le Brésilien. "J'avais un meilleur feeling dans les rapides avec le 'dur' et c'était le meilleur choix pour moi. J'ai donc juste fait un run avec en Q3. J'ai perdu mon premier tour chrono à cause du trafic mais le troisième était vraiment bon. Dimanche, j'aurai l'avantage de partir sur la partie propre".
Brawn GP et Red Bull Racing comme prévu aux avant-postes, Toyota Racing a retrouvé sa place dans la hiérarchie après des Grands Prix d'Espagne et de Monaco ratés. Cologne s'était aperçue à Montmelo que le nouveau package aéro n'allait pas dans le sens du progrès et a mis du temps à rectifier le tir. Jarno Trulli a décroché la 5e place sur la grille, et ça n'est pas pour rassurer Kimi Räikkönen et Felipe Massa (Ferrari), qu'il risque de bouchonner… Si les Ferrari ont clairement sous-performé, Renault est à sa place, selon Fernando Alonso. Tout comme Lewis Hamilton, recalé dès la Q1, perdu sur une McLaren qui n'accroche pas la piste.
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