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Vergne : pas d'excuses
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Publié 26/04/2012 à 14:08 GMT+2
Pour Jean-Eric Vergne (STR), le statut de rookie n'a aucune pertinence. Il n'excuse pas les erreurs ni ne freine les initiatives.
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Crédit: Eurosport
De son propre aveu, Jean-Eric Vergne en avait "trop fait" dans le dernier tour de son premier Grand Prix, en Australie. Croqué par Paul di Resta (Force India) dans le rush et onzième, il avait attendu l'épreuve suivante, en Malaisie, pour finir primé (huitième). Après quatre week-ends de courses, le bilan est positif : quatre points au compteur et quatre arrivées. Satisfaisant ? "Oui et non, car j'aurais pu faire mieux", répond-t-il au site formula1.com mercredi, le jour de ses 22 ans. "Bien sûr, je pourrais utiliser l'excuse d'être un débutant, mais je en veux pas le faire car j'aurais pu éviter des erreurs qui ne devraient pas arriver à un pilote, quel que soit son statut. Je ne crois d'ailleurs pas tellement à ça. Je suis un pilote à part entière."
En Malaisie, le Français s'est signalé en conservant ses "intermédiaire" sur une piste détrempée. Un véritable numéro d'équilibriste "C'est très piégeur de garder les 'inter' alors que d'autres étaient déjà sortis (ndlr : Vettel, Rosberg) avec leurs pneus 'pluie'", se souvient-il. Une façon de penser "non conventionnelle" confirme-t-il ; ce qu'attend justement de lui, Helmut Marko, conseiller sportif de RBR et faiseur de carrières. "Peut-être seulement le mot 'débutant' explique-t-il ça, peut-être est-ce mon inexpérience. Débutant ou pas, je le referais", ajoute-t-il.
"Les pneus avant tout, puis l'aéro"
L'audace a ses avantages, la constance aussi. C'est même elle qui vaut au bout du compte. "Un week-end on est vraiment rapide, le suivant on est nulle part ; avec la même voiture, la même équipe. Et on cherche désespérément des réponses. Dans les autres catégories, c'est plus égal", relève JEV. Là, on touche un problème spécifique à l'écurie de Faenza. L'an passé, Jaime Alguersuari avait fini de lasser ses dirigeants par son inconstance, capable de rester en rade quatre fois de suite en Q1 comme qualifier sa machine en 6e position. Son équipier Sébastien Buemi s'était lui aussi condamné en suivant la même courbe erratique, sans explication. Qualifié onzième à Melbourne, le Tricolore n'a pu passer le cut à Sepang, Shanghai et Sakhir. C'est ce qui le gêne aux entournures. Il a parfois endossé la responsabilité d'un tour moyen, d'autres fois avoué sa perplexité face à la technique. En Chine, il a ainsi choisi d'en revenir à un ancien package aéro, au prix d'un départ de la pit lane. A Bahreïn, il n'a pas non plus saisi la raison pour laquelle son coéquipier Daniel Ricciardo avait hissé la STR7 sur le 6e emplacement de la grille, soit treize rangs plus haut que lui.
Toutes ses difficultés se résument en deux mots : "les pneus avant tout, puis l'aéro". Se sent-il désavantagé parce que l'Australien a roulé sa bosse chez HRT à partir de la mi-2011, histoire d'accumuler des kilomètres et de connaître les circuits ? "Je ne suis pas plus rookie ou moins rapide", tranche-t-il. Pas de complexe donc, ni d'erreur sur l'objectif principal : "Des gens dirons que nous sommes en bagarre pour le cockpit de la Red Bull (ndlr : en 2013) mais je ne vois pas les choses comme ça. Je courre pour Toro Rosso et je veux aider à faire de la voiture une prétendante aux points. Ça ne m'intéresse pas de finir quinzième devant lui. Je préfère être cinquième derrière lui, si ça signifie que j'ai une auto plus rapide. Mais bon, je ne pense pas que j'aimerais ça non plus !"
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