La poker face de Button

Eurosport sur Google

Sam Michael, le directeur sportif de McLaren, n'est pas inquiet pour Jenson Button. Il pense que l'Anglais va tenir sous la pression.

Eurosport

Crédit: Eurosport

La mauvaise passe de Jenson Button dure depuis le dimanche du Grand Prix de Bahreïn, soit quatre meetings. A Sakhir, le Britannique de McLaren s'était qualifié quatrième mais sa course avait mal tourné. Depuis, le calvaire n'a pas cessé. Aussi bien le samedi que le dimanche. A Montréal, il y a deux semaines, le champion du monde 2009 a même galéré dès le vendredi : 12 tours couverts en libres 1 et 14 en libres 2 à cause d'une fuite d'huile couplée à un autre problème sur la boîte de vitesses de sa MP4. Des blocages à l'arrière sur les gros freinages à cause du moteur en Q2, et plus de "très tendre" neufs à passer pour faire un chrono en Q3. Un départ en "tendre", avec lesquels il a tenu 15 tours. Contre 41 à Kimi Räikkönen (Lotus) et 42 à Sergio Pérez (Sauber), dans des conditions identiques.
Emporté par cette spirale, l'Anglais a repris des "très tendre" au 33e tour puis chaussé des "tendre" au 52e des 70 tours. Trois pit stops pour une norme de deux, voire un. Les raisons de sa 16e place ? "Aucune idée. Je nétais pas dans le rythme et je n'arrivais pas à gérer mes pneus." Lundi, il a même dû se justifier, dans la presse anglaise. "Je ne gémis pas. Les gens disent 'Il se plaint tout le temps'. Mais on ne pleurniche pas quand on se plaint de survirage, de sous-virage ou d'un souci en course. C'est pour améliorer le prochain relais", lançait-il dans les colonnes des tabloïds Mirror et The Sun.
Une usure des pneus très différente d'Hamilton
Décroché dans la course au titre, incapable de tenir la comparaison avec son coéquipier, le vainqueur "canadien" et numéro un mondial Lewis Hamilton, JB est la proie d'une pression médiatique croissante. C'est pour cela que Sam Michael, le directeur sportif de l'équipe, a trouvé judicieux de monter au créneau dans la presse juste avant le Grand Prix d'Europe, ce week-end à Valence. "Nous avons eu des problèmes sur sa voiture, il a perdu du temps de piste et, de là, nous avons essayé différentes choses sur ses réglages. Rétrospectivement, nous n'aurions probablement pas dû", a confié l'Australien à Sky Sports, mardi. En cherchant des repères, McLaren a visiblement perdu son pilote dans des solutions empiriques … "L'usure de ses pneus avait un profil extrêmement différent de celui de Lewis, et il y a certaines raisons pour lesquelles nous pensons avoir compris comment résoudre ça à Valence". L'équipe continue donc de faire preuve du même optimisme.
Mais l'essentiel, aux yeux de Michael, est que Button traite les problèmes avec lucidité afin de ne pas perdre ses moyens. "Jenson est clairement un pilote rapide", rappelle-t-il. "Si on regarde ses temps par rapport à Lewis à Montréal, ce n'est pas la vraie différence entre eux." En course, Button, qui fait partie des septs vainqueurs de la saison, a bouclé son meilleur tour 0"823 moins vite que celui d'Hamilton (le 6e dans l'absolu), et à 2"091 de celui-référence de Vettel. "Quand on bosse avec Jenson, l'une des choses que l'on réalise est qu'il supporte très bien la pression. Il a une très bonne 'poker face', et même s'il ressent cette pression il ne la montre pas", ajoute l'Australien, qui était jusqu'à l'année dernière le directeur technique de Williams.
Vendredi matin, à Valence, Button attaquera les essais avec les réglages d'Hamilton. Un choix qui apparaît comme l'opération de la dernière chance.
SUIVEZ EN EXCLUSIVITE LES ESSAIS DU GP D'EUROPE SUR EUROSPORT ET EUROSPORT PLAYER
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité