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Ecclestone ne peut annuler
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Publié 20/04/2012 à 15:23 GMT+2
Malgré les protestations de plus en plus nombreuses, Bernie Ecclestone "ne peut pas annuler" le Grand Prix de Bahreïn prévu dimanche. Le grand argentier de la Formule 1 s'est épanché devant les médias ce vendredi et campe sur ses positions.
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Les manifestations violentes qui ont lieu à Manama, près du circuit théâtre du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn, n'atteignent pas Bernie Ecclestone. Le dirigeant de la Formula One Management (FOM), qui détient les droits commerciaux de la F1, tient toujours à ce que la course ait bien lieu à Sakhir."Je ne peux pas annuler cette course. Nous avons un accord pour être ici et nous y sommes. C'est à l'autorité sportive nationale de ce pays de demander à la Fédération internationale de l'automobile (FIA) s'ils veulent annuler la course", a-t-il déclaré aux journalistes.
La sécurité a été fortement renforcée alors que la tension monte depuis plusieurs jours. De nombreuses voitures de police sont présentes, un blindé est au bord de la route principale d'accès au circuit et des portiques de sécurité permettent des fouilles systématiques aux entrées du public. Les essais libres 1 et 2 de ce vendredi se sont déroulés sans encombre.
Force India peut "bénéficier d'une escorte"
Force India a tout de même décidé de ne pas participer à la deuxième séance, en invoquant des "raisons logistiques". Quatre de ses membres avaient été pris mercredi soir dans un embouteillage, un cocktail Molotov explosant devant leur voiture, mais aucun n'a été blessé. Deux techniciens, dont un occupant de la voiture, sont rentrés chez eux jeudi, pour raisons personnelles. "On leur a dit qu'ils pouvaient bénéficier d'une escorte de sécurité s'ils la désirent, je n'ai pas encore de réponse. Je suis même prêt à rentrer avec eux à leur hôtel, dans la même voiture", a réagi Ecclestone à propos de cet incident longuement discuté depuis par Force India avec la FIA et la FOM.
Ecclestone s'en est également pris aux médias, qui ont dans un premier temps évoqué une volonté de Force India d'éviter les manifestations en rentrant à leur hôtel plus tôt. Mais cela n'a pas été le cas. "Ce qu'il nous faut vraiment, c'est un tremblement de terre, ou quelque chose comme ça, pour que vous puissiez écrire dessus. Tout ce que vous voulez, c'est une histoire, et Force India c'est une bonne histoire. Et quand il n'y a pas d'histoire, vous l'inventez, comme d'habitude. Donc rien ne change", a conclu le grand patron de la F1. La course est maintenue, mais le climat n'est pas pour autant apaisé.
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