Ce n'est pas un secret, Jean-Eric Vergne aborde une seconde partie de saison cruciale pour lui. Principalement à la recherche de meilleurs résultats en qualification pour s'ouvrir des perspectives d'arrivées primées. Toro Rosso a récemment admis que sa voiture de 2012 souffrait d'un déficit d'appuis, et va continuer sa route sans son directeur technique, l'Italien Giorgio Ascanelli, qui devrait avoir officiellement un successeur le 1er septembre en la personne du Britannique James Key, remarqué chez Force India avant d'œuvrer chez Sauber, dont la dernière création produit des résultats parfois étonnants cette saison.
Bref, la Scuderia basée à Faenza cherche un nouveau souffle. En attendant, "JEV" voit d'un bon œil le 12e déplacements de la saison, dans les Ardennes belges. Le circuit de Spa-Francorchamps lui parle en tant que puriste du pilotage, et son passé dans les catégories inférieures aussi. "Après un long break estival, je suis heureux de revenir courir. Quel meilleur endroit que Spa pour cela !", s'exclame le Français, enthousiaste.
"J'y ai couru plusieurs fois auparavant, en Formule Renault 2.0, Formule 3 et World Series by Renault", poursuit-il. "Je considère que le meilleur week-end de toute ma carrière fut sur ce circuit, lorsque j'y ai remporté trois courses de F3, y compris celle à la grille inversée ! J'y ai donc pleins de super souvenirs et je vois Spa comme mon absolu favori ; avant que l'on ne revoie un Grand Prix de France, je le considère comme un Grand Prix à domicile. Il s'agit d'un circuit brillant sur lequel piloter et j'ai hâte de l'aborder pour la première fois dans une Formule 1."
La perspective est réjouissante, même si elle risque de tourner au casse-tête. "Avec ses longs virages fluides, à l'exception de l'Arrêt de bus et de La source, il n'est pas particulièrement difficile de savoir quoi faire avec les pneus Pirelli", note-t-il. "Mais les conditions belges rendent les choses compliquées ! Avec un circuit si long, on ne boucle pas tant de tours que ça, ce qui signifie qu'il faut tirer le meilleur parti des pneus, comme en qualifications. Je ne serais pas surpris si nous finissions par utiliser tous les composés de pneus mis à disposition en Belgique, des 'medium' et 'durs', aux 'intermédiaire' et 'pluie', la pluie n'étant jamais loin à Spa. C'est ce qui fait le fun de Spa, ce qui en fait Spa !"



AFP
























