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Button s'interroge
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Publié 24/05/2012 à 01:54 GMT+2
Jenson Button reste sous le choc de l'absence d'équilibre de sa McLaren à Bahreïn et de l'extrême dégradation de ses pneus en Espagne. Il sait ce qu'il ne faut plus faire en termes de set-up, mais pas vraiment plus…
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La saison de Jenson Button va curieusement decrescendo. L'Anglais de McLaren a ouvert la saison victorieusement en Australie, puis il a connu une course compliqué en Malaisie (14e) avant d'être seulement devancé par Nico Rosberg (Mercedes) en Chine. La suite l'a vu rechuter à Bahreïn, aux commandes d'une voiture "complètement différente des trois premières courses", alternant sous-virage et survirages massifs, pour finir par le lâcher en vue de l'arrivée (abandon sur échappement cassé). Puis, il y a quinze jours, il y a eu la non moins énigmatique et infernale dégradation accélérée de ses pneus.
Mercredi, dans le paddock de Monaco, théâtre de la sixième manche du Mondial, il s'est montré une nouvelle fois perplexe face au scenario de cette saison décousue. "Lors des deux dernières courses, je n'avais aucun rythme", a-t-il résumé. "J'ai usé les pneus à un point que je n'avais jamais connu avant (à Montmelo). Pour une part, ça tenait au set-up. Je me suis dis : 'OK, j'essaie ça vendredi', et le samedi la voiture était complètement différente. Comprendre le changement est difficile. Mais après la course, en regardant la voiture comme une voiture basique, on s'est dit 'OK, c'est pour ça que je n'ai pas pu préserver les pneus'. Nous savons ce qu'il ne faut plus faire et j'espère que ça nous aidera à retrouver notre constance."
"Ils disent que ça doit marcher et ça ne marche pas"
Et de revenir sur les circonstances atypiques de son succès australien. "La voiture était différente à Melbourne des autres courses", a rélévé le champion du monde 2009. "J'avais un set-up inhabituel pour un circuit en ville. Mais ici, on sait qu'il ne va pas marcher. C'est un véritable circuit urbain. Nous avons ici une certaine compréhension de ce qu'il faut avoir." Sans réellement convaincre son auditoire.
"A Barcelone, je ne pense pas que Williams avait un package si extraordinaire", a-t-il insisté, à propos des pics et forme très variables de la cinquième écurie gagnante de l'année. A l'instar finalement des autres lauréate, McLaren évidemment, Ferrari et Red Bull. "Comprendre pourquoi la voiture (la McLaren) fonctionne, et d'autres fois non est vraiment difficile", a-t-il poursuivi. "Les réglages ne marchent pas toujours comme on veut. Et du côté de l'ingénierie, ils disent que ça doit marcher et ça ne marche pas. C'est vraiment dur à comprendre. A Montemelo, nous savons dans une certaine mesure ce que nous n'avons pas bien fait. Le samedi, mais pas le jour de la course..."
Deux positions de conduite au choix
Et d'estimer que le plus long championnat de l'Histoire (vingt courses) sera jouera sur la capacité à prendre des points un peu partout. "Quand des gens différents continuent de gagner et que le champion du monde en titre finit cinquième, c'est n'est pas problématique", a-t-il jugé. "Honnêtement, j'ai seulement fini trois courses dans les points, et lors de la dernière je n'étais pas vraiment dans les points. J'ai à mon actif une première, une deuxième et une neuvième places, ce qui me met à seize points de la tête ; ce qui n'est rien. C'est hallucinant combien de gens peuvent marquer cette année. Il y avait 125 points à prendre et les leaders n'en ont que 61. Ça montre à quel point c'est dispersé. Evidemment, on veut être régulier, et ceux qui comprennent les pneus sont ceux qui seront là à la fin. Il nous faut retrouver cette constance, et gagner régulièrement. Mais je ne pense pas que ça va arriver de si tôt".
Couronné une fois en principauté, en 2009 avec Brawn, il est heureux de revenir dans cette "douce folie" urbaine. Encore une fois, il soignera les moindres détails pour se libérer, flirter avec les limites du labyrinthe d'acier. Disposer d'une bonne vue du tracé sera par exemple crucial. En début d'année, il s'était réjoui d'être installé plus bas dans son bolide. Il a confirmé que cette solution qu'il réclamait lui apporterait encore un confort appréciable. Et de livrer un petit secret : "J'aime être bas dans la voiture sur la plupart des circuits. Mais nous avons une option pour installer mon baquet plus haut, ce qui est intéressant. En fait, je pense que beaucoup de pilotes font ça. Pour bien vous expliquer, au volant on voit notre saute-vent (mini pare-prise) et ici, c'est infernal. C'est difficile de bien voir les rails à travers le plastique (translucide). J'ai l'habitude de tester le premier jour des essais les deux solutions. Notre saute-vent est bien fait, et je devrais encore être assis bas dans la voiture ici."
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