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Mercedes au top, Ferrari et Williams en régression : le bilan 2016 des équipes

Mercedes au top, Ferrari et Williams en régression : le bilan 2016 des équipes

Le 29/11/2016 à 08:42

FORMULE 1 - Mercedes a tutoyé de nouveaux sommets tandis que Ferrari et Williams ont déçu pour des raisons très différentes en 2016. Voici le bilan des 11 équipes du Mondial.

Mercedes (1er constructeur) : la saison presque parfaite

1-Rosberg 385 pts, 2-Hamilton 380 pts

Un carton plein ou presque pour les troisième doublé Pilotes-Constructeurs au championnat. 19 victoires dans une saison, c'est un nouveau record, 20 pole positions aussi. Nico Rosberg a remporté neuf victoires dont sept dans des Grands Prix qu'il n'avait jamais gagnés. Il a dominé la saison en restant n°1 mondial sur 17 des 21 Grands Prix.

L'Allemand couronné sur une machine construite entièrement (châssis et moteur) par une marque arborant le même drapeau, on n'avait plus vu ça depuis le Britannique Graham Hill sur sa BRM en 1962.

Fangio, Hamilton, Nico Rosberg, champions de Mercedes

Red Bull (2e) : une montée en puissance

3-Ricciardo 256 pts, 5-Verstappen 204 pts

L'équipe autrichienne a été boostée par l'arrivée au quatrième Grand Prix de la saison de Max Verstappen et spécialement Daniel Ricciardo, qui a reconnu avoir été obligé de hisser son niveau de pilotage. A la victoire du Néerlandais en Espagne, l'Australien a réagi en Malaisie et RBR a fini par déloger Ferrari de la deuxième place du Championnat du monde Constructeurs.

L'équipe avait sûrement le duo le plus excitant du plateau après celui de Mercedes mais elle a trop souvent raté des occasions à cause de stratégies maladroites, et Ricciardo en a le plus souvent pâti. Plus jeune vainqueur de l'histoire, Max Verstappen a parfois manqué de respect à ses adversaires en piste et devant les micros mais il a toujours reçu le soutien de ses managers.

Ferrari (3e) : une régression

4-Vettel 212 pts, 6-Räikkönen 186 pts

La Scuderia termine l'exercice sans pole position ni victoire et si Kimi Räikkönen a fait le job, Sebastian Vettel a sûrement déçu, spécialement en qualification. Le président des Rouges, Sergio Marchione, avait fixé un objectif bien trop ambitieux et son directeur, Maurizio Arrivabene, s'est trop longtemps réfugié dans un déni de réalité. Battre Mercedes pour le titre était possible et c'est plutôt Red Bull qu'il fallait surveiller !

Jugé responsable des progrès insuffisants, notamment en matière aérodynamique, le directeur technique James Allison a payé les pots cassés. Il a été remplacé par le responsable des moteurs, Mattia Binotto, ce qui en dit long sur l'état de désorganisation dans lequel est tombé Maranello.

Force India (4e) : la bonne surprise

7-Pérez 101 pts, 9-Hülkenberg 72 pts

Avec des moyens limités (130M€ soit le tiers du budget de Ferrari), l'écurie indienne a obtenu son meilleur classement historique chez les constructeurs en battant Williams, ce qui n'est pas une mince performance. Elle a sans doute trouvé l'équilibre parfait avec ses pilotes dans la force de l'âge. Mais si Sergio Pérez a décroché deux nouveaux Top 3, Nico Hülkenberg s'est rapproché du record de participations en course sans podium... Mais il faut lui rendre justice : sa saison a été gâchée par cinq abandons, alors que son coéquipier n'en a essuyé qu'un.

Dans tout ça, on retient qu'Andrew Greene a brillé sans faire de bruit. Un directeur technique qui gagne vraiment à être connu et reconnu.

Nico Hülkenberg (Force India) au Grand Prix de Hongrie 2016

Williams (5e) : la saturation

8-Bottas 85 pts, 11-Massa 53 pts

L'équipe britannique fière de son indépendance a vu cette année ses limites en termes de développement face à Force India, cliente du même moteur Mercedes. Valtteri Bottas n'a fait qu'un podium et un Felipe Massa en pré-retraite n'a pas été d'un grand secours avec deux Top 5.

McLaren (6e) : une progression insuffisante

10-Alonso 54 pts, 15-Button 21 pts

Jenson Button a été presque aussi performant que l'Espagnol le samedi mais il est rentré avec moins de la moitié de ses points. La faute à six abandons, le record 2016.

Toro Rosso (7e) : Sainz n'a pas fait oublier Verstappen

12-Sainz 46 pts, 14-Kvyat 25 pts

La Scuderia de Faenza aurait pu faire des étincelles si Max Verstappen était resté au-delà du quatrième Grand Prix. Carlos Sainz s'est bien débrouillé en qualification (7 Q3) et a fini la saison par deux petits coups d'éclat (6e à Austin et Sao Paulo). De retour à la case départ, Daniil Kvyat a été trop inconsistant avec ses deux points sur les onze dernières épreuves.

Carlos Sainz (Toro Rosso) au Grand Prix du Canada 2016

Carlos Sainz (Toro Rosso) au Grand Prix du Canada 2016AFP

Haas (8e) : au-delà des espérances

13-Grosjean 29 pts, 23-Gutiérrez 0 pt

Romain Grosjean était le pilote providentiel qu'il fallait à l'équipe américaine pour saisir les opportunités de début de saison avant la course au développement qu'elle était incapable de soutenir. Le Français a marqué un point sur ses onze dernières courses au moment parfait : pour son centième Grand Prix sur les terres d'Austin. Une belle coïncidence qui n'a pas caché des prestations erratiques en qualification et des problèmes technique et d'exploitation.

Esteban Gutiérrez a rivalisé avec lui en qualification mais a été incapable de scorer. Dommage car Haas avait de quoi faire trembler Toro Rosso.

Renault (9e) : comme prévu, pas de miracle

16-Magnussen 16 pts, 20-Palmer 1 pt

Kevin Magnussen (Renault) au Grand Prix de Russie 2016

Kevin Magnussen (Renault) au Grand Prix de Russie 2016Renault Sport

Sauber (10e) : la dernière place évitée

17-Nasr 2 pts, 24-Ericsson 0 pt

La 9e place de Felipe Nasr à Sao Paulo a permis à Hinwil d'arracher la 10e place au Championnat Constructeurs, celle qui offre la gratuité du matériel en fret aérien. C'est la satisfaction majeure avec le rachat de l'équipe qui s'est remise à penser à l'avenir.

Manor (11e) : Wehrlein n'a pas suffi

19-Wehrlein 1 pt, 21-Ocon 0 pt, 22-Haryanto 0 pt

Pascal Wehrlein a fait sensation avec sa 10e place en Autriche mais la position de Manor dans le Top 10 des équipes n'a pas résisté à la charge de Sauber au Brésil. L'Allemand a fait tout ce qu'il a pu et ses trois Q2 ont résonné à chaque fois comme un exploit. Esteban Ocon, remplaçant de Rio Haryanto, l'a rendu un peu nerveux mais il a gardé le leadership.

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