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JO 2016 - Médailles autour du cou, les stars françaises ont atterri à Roissy

Médailles autour du cou, les stars françaises ont atterri à Roissy
Par AFP

Le 23/08/2016 à 16:33

RIO 2016 - Le porte-drapeau de la délégation française, Teddy Riner, et l'ensemble des médaillés tricolores ont fait leur retour en France, ce mardi matin, à l'aéroport de Roissy.

Riner, Yoka, Mossely, Andéol... ils sont enfin de retour ! Ce mardi matin, les sportifs français qui ont participé aux Jeux Olympiques de Rio sont rentrés en France, via l'aéroport de Roissy. Ils seront reçus par le Président de la République François Hollande à l'Elysée en fin d'après-midi.

Premier à sortir de l'avion, le porte-drapeau et star de la délégation française, Teddy Riner, étendard bleu-blanc-rouge à la main et médaille d'or des lourds en judo autour du cou. Il a été suivi par les autres médaillés, dont les boxeurs -et couple dans la vie- Tony Yoka et Estelle Mossely (tous deux en or), la judoka Emilie Andéol (or également) ou encore le coureur Mahiédine Mekhissi (bronze sur 3.000 m steeple), qui filmait la scène sur son portable.

Rassemblés au pied de l'avion, tous les médaillés ont ensuite posé pour les photographes en tapant dans leurs mains, sous un beau soleil. Un geste visiblement inspiré du "clapping", célébration popularisée par les joueurs et les supporters de l'Islande lors de l'Euro de football organisé en France en juin et juillet.

Dans l'avion, "l'ambiance était très festive", a souri Yoka en répondant aux journalistes sur le tarmac. "Je pensais qu'on allait dormir un peu plus, finalement ça s'est transformé en boîte de nuit ! On n'a pu dormir que deux petites heures", a avoué le boxeur, qui va désormais passer professionnel après son titre olympique dans la catégorie des +91 kg.

Le boxeur et sa compagne, Estelle Mossely, étaient très attendus par la grosse centaine de supporters venus à Roissy accueillir les champions, au milieu d'une nuée de journalistes.

"Ca faisait longtemps que j'avais pas vu une belle boxe comme ça, avec un couple aussi charmant en plus. Ça m'a beaucoup ému", s'est enthousiasmé l'un deux, Bonnet Azafack. Sur son dos, un t-shirt avec le logo Paris 2024, la candidature française à l'organisation des JO dans huit ans. "Tony, boma ye! estelle, boma ye!", ont crié les supporters. Une référence à un combat mythique : le championnat du monde entre les Américains Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa en 1974, les Zaïrois encourageaient le premier aux cris de "Ali, boma ye!" ("Ali, tue-le", en lingala).

La mairie de Chanteloup-les-Vignes, la ville de Tony Yoka en banlieue parisienne, a affrété un bus pour amener des enfants voir leur idole. Une cinquantaine de jeunes des centres de loisirs et clubs sportifs de la ville se sont déplacés. Certains ont confectionné une banderole "Tony Yoka, notre champion". Ils étaient accompagnés du boxeur pro Zacharia Atou : "On est là pour montrer qu'un enfant de Chanteloup peut réussir, il peut fédérer tout un pays". Un peu plus loin, Daniel Bosquet, premier entraîneur d'Estelle Mossely, a accueilli son ancienne protégée, ému : "On avait vite vu qu'elle était douée, motivée, avec une grande maturité... A 12 ans elle était comme quelqu'un de 16-17 ans".

"On a vu, de loin, que notre histoire avec Tony avait passionné la France, on va désormais le voir de près !", a-t-elle glissé. "On a le sentiment d'avoir changé de statut, c'est une fois arrivé en France qu'on s'aperçoit que l'engouement a été énorme. On est soulagé d'avoir accompli ce qu'on souhaitait tant", a-t-elle encore souligné. "En plus, on vit ça tous ensemble, toute l'équipe des Bleus".

"On est content de rentrer en France", a quant à lui assuré le colosse Riner, entouré de personnels de l'aéroport qui voulaient prendre des selfies avec lui. "Cet accueil, le fait d'être reconnu par son peuple (...) ça fait plaisir", a-t-il ajouté.

Les sportifs français ont terminé les JO dimanche avec un total de 42 médailles (dont 10 d'or), nouveau record de l'après-guerre après les 41 de Pékin en 2008. Si l'on se borne aux médailles d'or (10 pour 18 d'argent et 14 de bronze), ils ont cependant fait moins bien qu'à Londres en 2012 (11) et surtout Atlanta en 1996 (15).

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