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Bousquet: un accord proche
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Publié 31/03/2011 à 20:24 GMT+2
Frédérick Bousquet a calmé le jeu, jeudi soir sur L'Equipe TV, au sujet de son bras de fer avec la fédération française. Le nageur marseillais n'est pas loin d'être satisfait de la proposition du DTN de nager aux Mondiaux cet été avec son entraîneur américain dans les gradins.
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La raison va sans doute l'emporter. Le différend qui oppose depuis dimanche Frédérick Bousquet à la Fédération française de natation est largement aplani. Le sociétaire du Cercle des nageurs de Marseille a laissé entendre jeudi soir, dans une interview donnée à L'Equipe TV, qu'il n'était plus question pour lui de tirer un trait unilatéralement sur les championnats du monde en grand bassin, cet été à Shanghai, si son entraîneur américain, Brett Hawke, ne pouvait être au bord de la piscine en Chine.
Dans un propos liminaire, il s'est dit "apaisé" d'avoir rempli ses objectifs d'être qualifié pour les championnats du monde, et d'avoir conservé ses titres nationaux sur 50 mètres nage libre et le 50 mètres papillon. Le mot "apaisé" est important : il résume l'état d'esprit constructif qui l'anime et le ramène à la modération après l'ultimatum de Strasbourg. "La semaine a été difficile, et je l'ai sans doute rendue beaucoup plus difficile qu'elle n'aurait dû l'être mais j'avais fait mes choix à ce moment-là", a-t-il expliqué. "Maintenant, j'ai besoin d'un peu plus de temps, de retour au calme pour faire une longue réflexion sur ce que j'ai pu dire, entendre et ce que je souhaite faire vraiment. Et plutôt que rester dans cette situation là, essayer de trouver des débouchés, des solutions qui me permettront de me satisfaire et de satisfaire tout le monde et de rentrer dans ce cocon fédéral."
"Le DTN m'a quand même ouvert une porte"
A presque 30 ans - il les aura le 8 avril -, il ne veut pas gâcher ses échéances de 2011 et 2012 : les Mondiaux chinois et les Jeux olympiques de Londres. Conscient de tous ces remous, il assume aujourd'hui le côté "fataliste, dramatique" de ses prises de position, emporté par l'environnement particulier de la compétition. Voilà l'explication de ses réponses tranchées, lâchées devant les micros "à l'instinct, du tac au tac". "Je réponds instantanément, sans vraiment prendre le temps de faire une réflexion plus détachée par rapport à la situation", se souvient-il, à propos du pataquès dominical. "Ce sont les premières émotions qui ressortent en paroles. C'est peut-être exagéré, mais il est très rare que je ne revienne pas sur l'état d'esprit que j'ai en compétition et que je ne m'apaise pas un peu. En l'occurrence, c'est le cas."
"J'espère toujours la présence de Brett au bord du bassin à Shanghai, idéalement avec le t-shirt de l'équipe de France sur le dos", poursuit-il. Mais il sait la ligne fédérale plus forte : "Ça, on m'a bien exprimé, clairement dit que ce n'était pas possible. Il faut que je me fasse une raison alternative à ça. D'une manière très généreuse, le DTN [Christian Donzé] m'a quand même ouvert une porte en avançant l'éventualité de pouvoir de débloquer une enveloppe financière pour payer le déplacement de Brett à Shanghai, pas lui offrir d'être au bord du bassin mais d'être au moins dans les gradins. C'est déjà un pas en avant dans la recherche d'une solution, une voie. Ce sont des efforts pour me rendre heureux, pour me mettre dans de bonnes conditions aux championnats du monde. On va voir comment ça peut s'améliorer un peu", avance-t-il. C'est une question de détails.
"Je ne suis pas en train de faire un caprice"
Et puis, ce serait bien dommage de tout gâcher, sur un plan personnel d'abord. "Bien sur, j'aurais énormément de mal à arrêter sur une histoire comme ça", reconnait-il. "Je pense que ça porterait préjudice pour la suite de ma vie de m'arrêter sur une colère, un coup de gueule. Je dis encore que je ne suis pas en train de faire un caprice car j'estime avoir des raisons de faire cette demande. Je serai assez aigri de m'arrêter sur une histoire négative."
Shanghai est bien à son agenda, Londres aussi. "A partir du moment où la natation est devenue une passion, en suivant les J.O. de 1996 - je me suis mis en tête de devenir champion olympique, ou au moins médaillé olympique", rappelle-t-il. "J'ai eu ce bonheur à Pékin avec le relais 4x100, avec un léger goût amer tout de même. J'ai la possibilité de pourvoir le revivre en équipe bien sûr, mais de le goûter en individuel. J'ai l'impression qu'avec les progrès que j'ai faits ces dernières années, et ce que j'ai réalisé en compétition ces deux dernières saisons, ce rêve n'a jamais été aussi proche de la réalité. Mes objectifs sont clairs et bien définis : être sur le podium aux championnats du monde et aux Jeux olympiques."
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