Leveaux est monstrueux

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Après son record du monde sur le 50m libre, Amaury Leveaux a continué sur sa lancée en pulvérisant le record du monde du 100 m en 45"12. Fabien Gilot (46"07) l'accompagnera en finale. Hugues Duboscq, Coralie Balmy ont tenu leur rang tandis que Laure Man

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Crédit: Eurosport

Où s'arrêtera-t-il ? Amaury Leveaux est le nouvel cannibale des bassins. Impérial jeudi sur le 50m où il est allé chercher le titre et la marque de référence sur la distance, le protégé de Lionel Horter a fait encore plus fort vendredi. Après s'être montré le plus rapide le matin en séries (45''76), le Mulhousien a enclenché la surmultipliée en demie pour pulvériser le jeune record du monde d'Alain Bernard (45''69) de plus d'une demi-seconde (45''12). Fabien Gillot, 2e temps des demies et pourtant très facile dans sa série, échoue ainsi à 9 dixièmes de la nouvelle star du sprint français.
La performance chronométrique est exceptionnelle. En confiance comme jamais, il avait déclaré avant sa course qu'il voulait aller chercher le record. La finale de l'épreuve ne se disputant que samedi, il pouvait lâcher les chevaux sans le souci d'en garder sous le pied. Au final, la barre est placée très haut. Samedi, il n'aura à se concentrer que sur la finale du 100m. Dimanche, en revanche, Leveaux tentera la passe de 5 avec un marathon qui le verra enchaîner le 50m papillon, dont il est recordman du monde en petit bassin, le 200m nage libre (traditionnellement considéré comme sa discipline de prédilection) et le 4x50m nage libre avec ses copains du relais. Attention aux chronos...
Manaudou en contraste
Nouvelle coqueluche de la natation française, Coralie Balmy n'a pas réussi à décrocher l'or sur le 800 m nage libre. La Martiniquaise n'a cependant pas démérité dans une course remportée par l'Italienne Alessia Filippi, avec le record du monde à la clé (8'04"53). Elle s'installe encore un peu plus dans le gratin de la natation avec un très bon chrono en 8'05"32, qui fait d'elle la deuxième performeuse mondiale de tous les temps, renvoyant ainsi aux oubliettes le record de France de Laure Manaudou. La jeune Française, révélée à Pékin, emmagasine de l'expérience et s'installe dans le top niveau mondial. De son côté, Hugues Duboscq, pourtant traditionnellement peu à l'aise en petit bassin, a également répondu présent. Le Havrais est ainsi allé chercher la médaille d'argent en finale du 50m brasse en établissant un nouveau record de France en 57''64. Insuffisant pour battre l'Ukrainien Igor Borisik qui a, pour sa part, battu le record d'Europe en 57''33. Sur le 50m papillon, Diane Bui Duy est allé chercher le bronze avec à la clé, pour elle aussi, un nouveau record de France (25''55).
Pour Laure Manaudou, en revanche, le résultat est décevant. Meilleure temps des demi-finales jeudi en 57''38, la néo-marseillaise a pâti d'un départ raté. Son retour dans la dernière longueur tranchait nettement avec l'attitude qu'elle avait affichée dans les derniers mètres de la finale olympique de la distance. A l'arrivée, le record de France (57''16) qu'elle établit ne suffit pourtant pas. Troisième derrière la Croate Sanja Jovanovic, nouvelle détentrice du record d'Europe en 56''87, et l'Ukrainienne Kateryna Zubkova (57''01), l'ex protégée de Philippe Lucas peut être déçue. Pas encore à son niveau, Laure est néanmoins sur le chemin de la reconstruction. La locomotive Leveaux trace la route. A elle, de s'engouffrer dans son sillage.
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