Duboscq en argent

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Hugues Duboscq a pris la médaille d'argent du 100m brasse lors des Mondiaux de Rome. Le Français a fait une course phénoménale pour battre le record d'Europe en 58"64. Aurore Mongel a échoué au pied du podium sur 100m papillon.

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Crédit: Eurosport

A chaque journée sa breloque pour le clan français. Après le sentiment amer d'être passé à côté d'un titre annoncé sur le 4x100m messieurs, l'équipe de France a savouré à sa juste valeur la performance de Hugues Duboscq. Le Havrais, discret à souhait, mais toujours présent dans les grandes occasions. Double médaillé de bronze à Pékin lors des Jeux, le Français a remis ça en finale du 100m brasse.
Cela a longtemps senti l'or pour lui avant qu'une dernière coulée de l'Australien Rickard, lui permettant de battre le record du monde en 58"58, ne vienne lui retirer les joies d'un premier sacre planétaire. En s'offrant un nouveau record d'Europe en 58"64, Hugues Duboscq ne pouvait exprimer le moindre regret : "Je suis super content. J'étais un peu dans l'inconnu, aussi cette médaille je la prends comme elle vient. En plus, j'étais plutôt habitué au bronze, ça fait du bien de monter une marche."
Mongel prend rendez-vous
Une dernière marche qui se dérobe et une analyse technique assez juste de sa course : "Mon arrivée a été un peu limite. J'ai perdu pas mal de temps là-dessus, peut-être que le titre y passe" , avance-t-il sans vouloir se réfugier derrière de faux arguments. Pourtant, il est évident qu'en nageant couloir 1, le Havrais s'est pénalisé dans l'emballage final. Malgré un super chrono en séries (59"04, ancien record d'Europe), la demi-finale, légèrement ratée, aura pesé dans l'issue de cette finale.
Dans son entourage, on se montrait toutefois aux anges, à l'image de son entraîneur Christos Papparodopoulos qui ne cachait pas son plaisir d'entraîner un tel personnage : "C'est un grand exploit, d'autant qu'Hugues revient de loin. Ca fait très plaisir de le voir monter sur le podium en battant le record du monde du Japonais Kitajima. C'est vraiment très fort." De record, il ne restera que celui d'Europe mais comme l'avoue avec justesse Hugues Duboscq : "Avec les combinaisons qu'on a sur le dos, je ne vais pas dire que les sensations sont démultipliées, mais le chrono avance presque tout seul."
La remarquable performance initiale de Duboscq a bien failli transcender Aurore Mongel sur 100m papillon. Plutôt spécialisée sur 200 pap, la Mulhousienne a fait une course pleine de promesses. Certes, le bronze lui échappe pour trois centièmes mais son deuxième 50m ne pouvait que la ravir : "Etre en finale était déjà un objectif d'accompli. Alors finir 4e, je suis heureuse. Mon vrai potentiel s'exprime mieux sur 200m. En voyant que j'ai pu titiller les vraies sprinteuses, cela me réconforte moralement". De l'espoir mais aussi de la déception dans le clan français avec la 8e place de Camille Muffat sur 200m 4 nages. Le talent ne manque pas chez la jeune Niçoise (20 ans) mais il lui reste encore à franchir un cap pour venir glaner des médailles mondiales.
A l'issue de cette deuxième journée, les records continuent en tout cas de pleuvoir. En deux jours, le Foro Italico affiche déjà 11 records du monde battus. La barre des 50 pourrait être atteinte d'ici dimanche.
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