YANNICK AGNEL, Vous avez pris une revanche avec ce record de France?
Y.A. : "Ouais, surtout sur moi-même. En sortant de l'eau ce matin, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasse un bon truc cet après-midi. C'est réalisé, c'est génial. A l'intérieur de la course, j'avais de l'eau plein mes lunettes donc j'ai pas vu grand chose. C'est peut-être ça qui m'a aidé parce que j'ai fait le travail sur moi-même. J'ai fait la course uniquement avec moi".
Quelle signification a ce record?
Y.A. : "J'ai pas trop de signification à part que j'ai amélioré mon temps et que c'est cool. J'espère faire mieux la prochaine fois. C'était un record qu'Amaury n'avait pas fait en tout polyuréthane, un des seuls records qui étaient encore à peu près accessibles. Je trouve ça génial et j'espère qu'il y en aura d'autres".
En séries, vous avez commis une erreur de débutant?
Y.A. : "Débutant, je ne sais pas, mais erreur c'est sûr. La prochaine fois, ça ne se reproduira pas. Je prends un peu mes marques. C'est pas grave. La prochaine fois je nagerai plus vite le matin".
La finale du 100 m nage libre de la veille n'a-t-elle pas laissé des traces en séries du 200 m libre?
Y.A. : "Non, parce que je suis carrément passé à autre chose. Ce qui est certain c'est que ça m'a bouffé pas mal d'influx. Je n'ai jamais été aussi stressé de toute la semaine que pour la finale du 100 m. C'était une première expérience. C'était vraiment cool. Mais le 100 m n'a rien à voir avec ce que j'ai fait ce matin. J'étais vraiment dans un autre état d'esprit. J'étais vraiment bien. Je suis sorti de l'eau pas fatigué outre mesure. (Le 100 m) c'est la récréation. Je tâtonne un peu".
Vous vous êtes quand même pris au jeu?
Y.A. : "C'est clair. Quand le speaker annonce le palmarès de chacun des nageurs on y passe une demi-heure. On a l'impression qu'il a le parchemin avec tous les trucs écrits! Et le silence aussi au moment du départ. C'est assez intense. C'est vraiment un truc super cool à vivre".
Vous ne serez pas engagé sur la distance à Budapest...
Y.A. : "On verra. Je ne sais pas comment ça va se passer ensuite. C'est ma petite revanche. Je n'a pas de message à porter à qui que soit".
Remettez-vous en cause les minima?
Y.A. : "Je pense que pour accéder à une belle finale le soir, il faut faire un beau temps le matin. Le matin en sortant d'une course aux Championnats d'Europe et en ratant la 8e place à 1/100, on se dit pas: mince, si j'avais su j'aurais nagé plus vite. Ces minima le matin sont une bonne idée. Il y a peut-être un petit décalage à régler parce qu'on fait les temps à présent en jammer alors qu'avant c'était en jaked, etc".
La rédaction vous donne rendez-vous mardi 20 avril à 14h00 pour un chat avec Alain Bernard .
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