Avec un plateau très relevé, la troisième édition de la compétition parisienne a livré quelques indices pour les Championnats du monde (26 juillet-2 août), en l'absence des combinaisons miracles "tout polyuréthane". Le sprint a été mis à l'honneur, alors que ses meilleurs ambassadeurs ont été réunis. Comme la veille sur 50 m libre avec le succès de Frédérick Bousquet, Bernard a régalé un public venu enfin en nombre à La Croix-Catelan, au coeur du Bois de Boulogne.
Parti aux côtés du roi Filippo Magnini, double champion du monde en titre, Bernard n'a pas viré en tête, mais il a fait la différence en fin de course. Le Français s'est imposé en 48 sec 20/100, la 10e performance mondiale de l'année, devant Magnini (48.46) et Amaury Leveaux (48.76), vice-champion olympique du 50 m nage libre mais qui n'est pas qualifié pour les Mondiaux sur 100 m libre.
"J'étais confiant, mais j'avais quand même beaucoup d'appréhension parce qu'on ne sait jamais ce qu'il va se passer. Le chrono est intéressant et surtout la manière dont c'est fait" , a expliqué Bernard, arrivé fatigué au meeting en raisons de lourdes séances d'entraînement. "Il a dirigé la course de bout en bout et c'est très intéressant. Il est parti, il a assumé, il a touché devant", s'est satisfait son entraîneur Denis Auguin.
Sullivan et le virus
A l'approche des Mondiaux, Bernard a de nouveau démontré qu'il savait parfaitement répondre présent dans la confrontation, ce qui ne semble pas être le cas de son dauphin des Jeux, l'Australien Eamon Sullivan. Sullivan n'avait plus affronté Bernard sur la distance depuis la finale des Jeux. Arrivé il y a deux semaines en Europe, il a été très perturbé par un virus et a indiqué qu'il allait faire de nouveaux examens.
Meilleur temps des séries le matin, il a viré en tête en finale mais s'est écroulé en deuxième partie de course et a terminé 4e (48.93). Sullivan, triple médaillé olympique 2008, n'a toujours pas réussi à prendre l'ascendant dans une finale dense, même s'il collectionne les records du monde qu'il bat en demi-finales.
Concernant les autres courses, l'Australienne Leisel Jones, championne olympique du 100 m brasse, a confirmé qu'elle était toujours la patronne sur la distance, avec un très bon chrono en finale (1:06.35). Sa compatriote Libby Trickett a fait de même sur sa distance, le 100 m papillon (57.85).
Sur le 200 m brasse messieurs, la folie des combinaisons apaisée, le Français Hugues Duboscq, triple médaillé olympique, a repris sa place dans la hiérarchie en terminant deuxième de la finale. L'équipe de France sélectionnée pour les Mondiaux participera à une ultime compétition la semaine prochaine à Pescara (Italie), ville-hôte des Jeux méditerranéens.
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dpa





















