Natation - Open EDF
26/06/2010 - 23:02 - Mis à jour le 26/06/2010 - 23:25Agnel veut écrire son histoire

Deuxième du 100m nage libre samedi, Yannick Agnel disputera dimanche le 200m, sa spécialité, dans le bassin de la Croix Catelan. Face à l'ogre Michael Phelps, le jeune Français, qui s'est surpris samedi sur l'épreuve reine, ne veut pas jouer les touristes.
Débarrassé des épreuves de son bac scientifique depuis mercredi, Yannick Agnel peut maintenant se consacrer à la natation. Entièrement. Sans arrière pensée. Ce vendredi, à la veille du début du 4e Open de Paris, avant de rencontrer la presse, , le Français de 17 ans a déambulé dans les travées de la Croix Catelan, le site du Lagardère Paris Racing. Histoire de s'imprégner de nouveau du lieu, découvert l'an dernier. Histoire aussi de décompresser après un début de semaine marqué par un manque criant d'entraînement et surtout... de sommeil.
Les traits tirés, le nouveau phénomène de la natation tricolore veut profiter de l'instant, même s'il l'a reconnu vendredi : "La forme n'est pas là. La semaine a été intense. Maintenant, j'attends le 6 juillet, le jour des résultats. Je vois le bac partout. Je suis complètement névrosé. Si je suis confiant ? Pas trop. On ne sait jamais". Place donc à la natation. Dans le bassin parisien, le pensionnaire de l'Olympic Nice Natation a prévu de disputer deux épreuves : le 100m et le 200m nage libre. Samedi, sur l'aller-retour, il a tenté "de se faire une place en finale". Mission accomplie, avec le 2e temps (49"02) des séries, à 0"03 de son record personnel (48"99). Le Nîmois s'est offert le luxe de devancer Michael Phelps, Cesar Cielo et Alain Bernard. Rien que ça. En finale, il a encore fait mieux, avec une nouvelle marque référence à la clé (2e en 48"83), à 0"18 de Fabien Gilot.
"Phelps, le Midas de la natation"

"C'est fabuleux de côtoyer en chambre d'appel de telles célébrités, même si j'étais concentré sur ma course J'y suis allé détendu, sans me mettre trop de pression", a commenté Agnel. Dimanche, celui qui est encore junior devrait de nouveau à la fête. Le 200m, c'est sa spécialité. Sa référence. Il se sait attendu, surveillé, mais ne se met pas plus de pression que cela. Auteur de la meilleure performance mondiale de la saison (1'46"35) sur la distance en avril, le nouveau recordman de France n'a aucune idée de son état de forme. L'étoile montante a juste promis de "ne pas y aller en touriste". Il y a deux mois et demi, ce sont exactement les mêmes mots qu'il avait prononcés avant les Championnats de France de Saint-Raphaël. On a vu ce que ça avait donné. Sur ce 200m, épreuve qu'il ne disputera pas aux Championnats d'Europe de Budapest pour n'avoir pas rempli tous les critères de sélection lors des "France" de Saint-Raphaël, le jeune homme va pouvoir de nouveau se confronter à Michael Phelps, "sans se mettre le moindre chrono dans la tête". Mais avec la ferme intention de "ne pas regarder" son adversaire.
Son coach, Fabrice Pellerin, nourrit plus d'ambitions pour son élève : "J'attends de lui une prestation minimale: qu'il batte Phelps. Il sera gourmand dès ce week-end. J'aimerais qu'il arrive à nager un petit 1'48". Il ne faudrait pas nager plus vite pour battre Phelps". La plaisanterie n'est pas chimérique. Pour Agnel, l'Américain est un modèle "qui réussit tout ce qu'il touche". S'il devait s'inspirer du Kid de Baltimore ? "Ses coulées et son retour sont impressionnants. La dernière course que j'ai vu de lui avant cet Open de Paris, c'était son 100m papillon aux Mondiaux de Rome. En regardant le dernier 50m, je me suis dit : ce n'est pas possible, ils sont tous arrêtés sauf lui". Aux yeux d'Agnel, Phelps ne fait pas partie du même monde que lui : "J'ai le meilleur temps en 2010, d'accord, mais ce type nage quatre secondes de moins que moi. C'est un peu notre idole à tous. C'est simple : Phelps, c'est l'extra-terrestre, le Midas de la natation". A lui d'écrire sa propre légende...














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