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"Rentrer en finale"
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Publié 20/02/2006 à 07:30 GMT+1
Seul représentant français en saut acrobatique aux Jeux, Aurélien Lhorer vise la finale lors des qualifications lundi sur le site de Sauze d'Oulx . Sans pression, il sait qu'après tout est possible pour un podium même s'il ne fait pas partie des favoris.
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Quel est votre objectif sur ces Jeux ?
A.L: "Je ne suis pas un invité surprise ici mais je ne suis pas là non plus pour dire que je vais faire une médaille. Mon objectif est de me qualifier pour la finale. Il faut que je sois capable de sortir deux beaux sauts en qualification car je suis plutôt bien en réception. J'ai obtenu ma qualification assez tôt et j'y suis allé plus tranquillement sur les compétitions suivantes par peur de la blessure, ce qui fait que je n'ai pas eu les résultats qui ont confirmé mon début de saison. Quand tu as la qualification pour les Jeux en poche, tu réfléchis un peu, surtout quand tu reviens de blessure comme moi.
Un podium serait donc une belle surprise?
A.L: Personne ne m'attend pour une médaille. Du coup, je ne suis pas stressé et je ne me mets pas la tête à l'envers à cause des Jeux. Mais aucun de mes adversaires ne sait vraiment de quoi je suis capable. Il n'y a que mon entraîneur et moi qui le savons."
Quels sont les favoris de la compétition ?
A.L: "Il y aura tout le gratin ! Le Bélarusse Dmitri Dashinski a terminé trois fois premier sur les quatre épreuves de Coupe du monde qu'il a disputées. Les Canadiens, avec Kyle Nissen, seront là et auront peut-être tous leur gars en finale. Les Américains sont quant à eux un peu en perte de vitesse, à l'image d'Eric Bergoust (médaillé d'or en 1998)."
Qu'est-ce qui a changé par rapport aux JO-2002 en termes de difficultés dans les sauts ?
A.L: "On a passé un cap. A Turin, il y a cinq gars qui arrivent avec un saut à cinq vrilles dans leur bagage alors qu'il n'y en avait qu'un seul à Salt Lake City. Techniquement, aujourd'hui, on est arrivé au summum. Dans quatre ans, on ne pourra pas vraiment avoir l'espoir de faire mieux qu'aujourd'hui au point de vue technique. Un saut à six vrilles, ça demanderait d'être totalement à l'aveugle du début à la fin du saut."
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