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Alexis Pinturault, l'impatient français

Pinturault, l'impatient français
Par Eurosport

Le 09/11/2012 à 11:49

Attendu à Beaver Creek, Alexis Pinturault, touché lourdement à une cheville cet été, va finalement signer son retour à la compétition à Levi, ce dimanche (10h). Plus tôt que prévu. Une habitude chez le Français, véritable modèle de précocité.

La Laponie, plutôt que le Colorado. C'est donc à Levi, en slalom, qu'Alexis Pinturault va lancer un hiver qui doit doucement le mener aux Mondiaux de Schladming en février prochain. Absent pour l'ouverture dans le Tyrol autrichien, car insuffisamment remis de sa lourde entorse à la cheville gauche survenue cet été en jouant au tennis - sa première grosse blessure -, le skieur de Courchevel devait effectuer son retour à la compétition fin novembre, à Beaver Creek, ou pas très loin. Mais c'est finalement sur les neiges finlandaises qu'il va retrouver un dossard et ses adversaires.

Victime d'une double rupture ligamentaire cet été, opérée dans la foulée à Lyon, Pinturault a rangé sa raquette de tennis pour rechausser les skis. C'est ce qu'il fait de mieux après tout. "Mon entêtement est mon principal défaut dans ma vie de tous les jours. Et parfois, ça peut me jouer des tours. La preuve avec ma cheville", nous a-t-il confié. L'épisode est oublié. Celui que beaucoup voient succéder à Luc Alphand (1997) comme vainqueur du classement général a néanmoins dû revoir ses ambitions à la baisse pour 2012-2013. "Un petit globe est l'objectif cette saison. Après, s'il y a le gros aussi, ça sera la cerise sur le gâteau. Mais cette année, ça sera vraiment difficile (d'y parvenir). On se rabattra sur la médaille à Schladming... ou les médailles", s'amuse celui que le retraité autrichien Hans Knauss aime comparer à l'archétype de la polyvalence, Pirmin Zurbriggen.

"Pour être un bon skieur, il faut briller en Autriche"

AFP

Celui qui déclarait, il y a un an, n’idolâtrer personne, a quelque peu corrigé son discours. "J'adorais Hermann Maier", reconnait-il aujourd'hui. A vrai dire, tout ce qui vient d'Autriche semble fasciner le Franco-Norvégien. "Kitzbühel et Schladming font partie du mythe autrichien. J'aimerais gagner un jour en slalom dans la première et en géant dans la seconde", admet-t-il. Car à ses yeux, c'est là-bas qu'il faut impressionner, même si sa piste préférée reste la Podkoren de Kranjska Gora : "De toute façon, pour être un bon skieur, il faut briller en Autriche". En attendant d'en découdre sur la Streif et la Planai, c'est à Levi, sur la "Black" qu'il est attendu ce dimanche. Plus tôt que prévu. Une spécialité chez lui.

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