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Roger Federer sur Bercy ? "J’adore jouer à Paris mais c’est compliqué avec ce calendrier"

Federer ira-t-il à Bercy ? "J’adore jouer à Paris mais c’est compliqué avec ce calendrier"

Le 23/10/2017 à 18:14Mis à jour Le 23/10/2017 à 23:54

ATP 500 BÂLE - De retour sur le circuit à Bâle ce mardi après sa victoire à Shanghaï, Roger Federer se projette évidemment sur sa fin de saison. Ses deux priorités sont claires : gagner chez lui cette semaine et aller vaincre à Londres. Alors, forcément, les chances de le voir à Bercy sont minces.

Ce n’est pas officiel mais c’est tout comme. Le public français sera le cocu de la saison. Surtout les fans français de Roger Federer. Car la possibilité de ne pas voir le Suisse une seule fois sur les courts de l’Hexagone en 2017 a encore grandi. Absent à Roland-Garros, l’homme au doublé Open d’Australie - Wimbledon a confirmé à demi-mots que les chances de le voir à Bercy étaient minces. Très minces.

Interrogé sur ses objectifs de fin de saison, "RF" a été franc lundi avant de jouer Bâle : "L’objectif est de gagner ici, car c’est Bâle et, après, mon but est de gagner à Londres car c’est le Masters". Puis, relancé sur sa possible présence à Bercy, il a confirmé qu’à part énorme désillusion à Bâle, il n’irait probablement pas à Paris, comme ce fut déjà le cas souvent par le passé : "Bercy n’était pas une priorité à mes yeux. C’est pour ça que je l’ai peu remporté. J’adore jouer à Paris mais c’est compliqué avec ce calendrier. On ne peut pas tout avoir", a expliqué Federer. Au moins, c’est dit.

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" Numéro un mondial ? Ce n’est pas une priorité"

Les priorités du Suisse sont donc connues. Mais l’une d’entre elles n’est pas évoquée par le détenteur du record de titres en Grand Chelem : retrouver le trône mondial et terminer l’année à la place du roi. Possible selon lui ? "Les chances d’être numéro un en fin d’année sont très minces puisque tout est entre les mains de Rafa", avoue-t-il. S’il gagne chez lui, à Bâle, il reviendrait à 1460 points de Nadal puisque l’Espagnol fait l’impasse cette semaine. Un peu court pour aller chercher le trône puisqu’il faudrait presque un sans-faute du Suisse pour retrouver le siège de patron du circuit. Et, il l’explique lui-même : "Ce n’est pas une priorité".

Non, fidèle à sa ligne de conduite depuis le début de l’année, Federer ne veut pas aller plus vite que la musique. D’abord se concentrer sur son tournoi de prédilection. Celui qui, sur ses dix dernières participations, l’a vu atteindre dix fois la finale et soulever le trophée à sept reprises. Malgré son CV impressionnant, chez lui, le Bâlois redevient presque un rookie derrière le micro et avoue ressentir une appréhension qu’il n’a pas forcément ailleurs : "Heureusement, ressentir la pression ne m’a jamais freiné ici à Bâle mais il n’y a aucune garantie cette année. C’est pour ça que je suis arrivé plus tôt, je me suis entraîné sur le court central déjà, je commence à mieux sentir la balle donc j’espère faire un bon tournoi" a développé le numéro 2 mondial.

La pression d’un novice face à un prodige

Et, Bâle lui tenant tellement à cœur, Federer a avoué avoir dérogé à ses habitudes en scrutant avec attention son tableau. Son premier tour, face au prodige américain Frances Tiafoe, a tout du match piège contre un jeune qui jouera sans complexe face à la star locale. Et le Suisse en est conscient : "J’ai un premier tour difficile contre Frances Tiafoe qui aura une grande carrière. J’espère qu’il ne va pas exploser ici à Bâle, me laisser celle-ci chez moi et peut-être gagner la prochaine", a-t-il avoué dans un sourire.

Avant de se projeter sur une éventuelle suite : "Je ne fais pas ça d’habitude (ndlr : regarder le tableau) mais mon tableau est vraiment relevé. Un deuxième tour face à Benoît Paire ou Steve Johnson, c’est une partie de tableau très difficile pour un ATP 500. Donc je ne sais pas trop à quoi m’attendre". Une langue de bois pas très compliquée à déchiffrer puisqu’en réalité, Federer a déjà tout prévu : un sacre à domicile, un peu de repos et un Masters en grande pompe avec une victoire finale histoire d’achever son année 2017 fabuleuse sur une note parfaite.

Il l’avoue lui-même : "Ça serait un finish de saison fantastique mais je sais que d’autres joueurs ont la même idée donc on verra ce qu’il se passe". Mais tous n’ont peut-être pas les moyens de leurs ambitions. Federer, lui, a les clés en main. Et c’est rarement une bonne nouvelle pour ses adversaires.

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