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Tsonga, le doute
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Publié 15/01/2009 à 20:30 GMT+1
Jo Wilfried Tsonga participera-t-il à l'Open d'Australie ? A quelques jours du début du tournoi, le finaliste de l'édition 2008 a déclaré forfait en quart de finale de Sydney et souffre du dos. Le kiné lui a indiqué qu'il était difficile de jouer dans ces
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OPEN D'AUSTRALIE
Il fallait malheureusement s'y attendre, Jo-Wilfried Tsonga doit encore jongler avec les douleurs de son squelette pour pouvoir espérer faire son métier. Comme si la générosité avec laquelle il dispense son énergie sur le court avait une contrepartie obligatoire : la souffrance. A Sydney, son deuxième tournoi de l'année, Jo a été contraint de déclarer forfait avec son match face à Jarkko Nieminen, le Finlandais qui lui avait mis 6-0 au premier tour à Brisbane avant de perdre en trois sets.
"J'ai pris ma décision cet après-midi (jeudi) car la douleur est trop grande, je ne peux pas jouer. J'ai beaucoup vu mon kiné hier, j'ai également vu le kiné de l'ATP. J'ai vu le médecin et il m'a dit qu'il était difficile de jouer dans ces conditions. J'espère que cela ne va pas me poser de problème pour l'Open d'Australie mais je ne sais pas." La phrase est lâchée. Lui qui avait embrasé les courts à Melbourne l'an passé, lui qui se montrait se avide de matches de Grand Chelem il y a quelques jours à peine, le voilà replongé dans les affres des diagnostics médicaux.
"Je ne peux rien faire pendant les deux prochains jours"
Tsonga pris entre l'étau de son ambition et des défaillances de son corps, c'est une situation qu'il assume parfaitement. Avant ses premiers exploits, il a eu le courage de persévérer. Après, il est resté lucide. On se souvient qu'à Bercy, quelques minutes après son premier titre en Masters Series, il expliquait à la presse pourquoi il avait des poches de glace sur les deux genoux : "J'ai mal mais je sais que ce sera comme ça pendant toute ma carrière". Son corps le fait souffrir et son style de jeu, explosif ne le ménage pas. Il a choisi de ne pas faire de concession : il jouera peu, quitte à faire l'impasse sur certains tournois et à écourter sa carrière (je me vois jouer pendant dix ans pas plus, disait-il cet hiver). Mais il ne changera pas son tennis tout en punch.
Face à Richard Gasquet à Brisbane, on avait senti une baisse d'intensité au deuxième set. Cela avait suffi pour faire basculer le match. Tsonga ne peut pas attendre en fond de court, il ne sait pas faire. Quand il frappe avec un engagement total, il est difficile de résister. Quelques jours plus tard, il lançait avec défi : "Je pense que j'ai plus d'expérience que l'an dernier et j'ai aussi amélioré mon revers, Je pense donc que je peux battre les joueurs du Top 4, je l'ai déjà fait et je peux le refaire".
"J'ai joué trois matches la semaine passée à Brisbane, mais là je joue mieux qu'il y a une semaine. J'espère m'améliorer de jour en jour. Je ne me mets pas la pression, je veux juste jouer mon meilleur tennis, quel que soit le tournoi", expliquait-il mardi. Une fois de plus, il lui faut prendre son mal en patience. Si ce "mal de dos" évoqué est en relation avec son hernie discale, le pire est à craindre. Tsonga relativise, il connaît son corps : "Il me faut juste attendre et revenir sur le court quand je me sentirai mieux. Je ne peux rien faire pendant les deux prochains jours. Je vais peut-être juste rester au lit en espérant que ça aille mieux."
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