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Juan Martin Del Potro renverse Marin Cilic, l'Argentine égalise face à la Croatie (2-2)

Héroïque, Del Potro a offert à l'Argentine le droit de rêver

Le 27/11/2016 à 19:02Mis à jour Le 28/11/2016 à 10:09

COUPE DAVIS - Mené deux manches à rien, Juan Martin Del Potro a signé un incroyable renversement de situation pour s'imposer devant Marin Cilic (6-7, 2-6, 7-5, 6-4, 6-3).

Renversant, invraisemblable, incroyable. Les qualificatifs viennent d'eux-mêmes au moment d'évoquer la prestation de Juan Martin Del Potro face à Marin Cilic. L'Argentin n'était jamais revenu dans sa carrière d'un déficit de 2 sets à 0. Il a choisi son heure pour réussir cette performance : la finale de la Coupe Davis. En battant Cilic au bout du suspense (6-7, 2-6, 7-5, 6-4, 6-3), il a permis à l'Argentine d'égaliser.

Marin Cilic a pu plusieurs fois se voir offrir à son pays la deuxième Coupe Davis de son histoire. Quand il a mené 2 sets à 0 d'abord puis quand il a réussi le break dès le premier jeu de l'ultime manche. Sauf que ce Del Potro était insubmersible dimanche soir à Zagreb. Il a peut-être été porté par la ferveur incroyable des supporters argentins, debout et chantants entre chaque point dans les tribunes. Il s'est en tout cas servi de cet incroyable soutien pour renverser le Croate. Dans les deux premiers sets, il a subi. Ses points, il les a surtout marqués grâce aux multiples fautes de son adversaires qui, à prendre beaucoup de risques, a commis inévitablement des erreurs (21 fautes directes dans le premier set).

Son dernier jeu de service, un modèle du genre

Dos au mur, Juan Martin Del Potro a fait preuve d'une résilience exceptionnelle. Il a cessé de subir le jeu et s'est mis à camper sur sa ligne de fond de court. Bien sûr, Cilic a continué de servir le plomb (34 aces sur l'ensemble de la rencontre) mais Del Potro a retrouvé sa gifle désastreuse en coup droit. Les rallyes n'ont plus seulement tourné à l'avantage du local de l'étape et l'Argentin, lui aussi, s'est mis à trouver les lignes. Le niveau de jeu mais aussi la tension sur le court, à l'image de cette longue explication entre Del Potro et l'arbitre en fin de quatrième set, sont tous les deux montés d'un cran. A chaque fois, les fins de manches ont tourné à l'avantage de la Tour de Tandil.

Le troisième set, il l'a remporté sur un break, idem pour la quatrième. Dans l'ultime manche, il a pris le service de son adversaire dans le huitième jeu. De quoi faire lever une 100e fois Maradonna de son fauteuil. L'ultime jeu de service a été un modèle du genre, deux coups droits gagnants, un joli sang-froid au filet avant la délivrance sur une dernière faute directe de Marin Cilic. Del Potro pouvait alors haranguer la foule.

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