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Coupe Davis, France - Suisse : Gasquet battu par Federer, les Suisses remportent le trophée

Le rêve bleu est passé, celui de Federer devient réalité

Mis à jourLe 23/11/2014 à 16:47

Publiéle 23/11/2014 à 15:04

Mis à jourLe 23/11/2014 à 16:47

Publiéle 23/11/2014 à 15:04

Article de Sébastien Petit

Le dixième saladier d'argent attendra. Dimanche à Lille, Richard Gasquet s'est lourdement incliné face à Roger Federer en trois manches (6-4, 6-2, 6-2), qui a offert la première Coupe Davis de son histoire à la Suisse. Les Helvètes ont plié l'affaire en quatre matches. Roger Federer en profite pour entrer un peu plus dans la légende.

Dimanche, les Tricolores ont bu le calice jusqu'à la lie. Avec l'annonce d'un nouveau forfait de Tsonga, les Français ont donc remis leur nouvel espoir d'égalisation dans cette finale entre les mains du Biterrois qui n'avait jamais réussi à dominer Federer au meilleur des cinq manches. Malgré toute sa bonne volonté, Gasquet n'a jamais été capable d'inquiéter le Suisse, sûr de sa force, de son tennis et donc de son physique, alors que celui-ci était le principal point d'interrogation du week-end.

Richard Gasquet, la tête dans sa serviette face à Roger Federer
Richard Gasquet, la tête dans sa serviette face à Roger Federer - AFP

Pour Gasquet, c'était mission impossible avant même de commencer

Les deux premières manches ont été un cavalier seul de l'actuel numéro deux mondial. Au début de chaque set, l'Helvète a fait pression sur la mise en jeu du Français, extrêmement friable derrière ses secondes balles. Federer a réussi le break dès qu'il en a eu l'occasion à 1-1 dans le premier acte et d'entrée du deuxième. Il a ensuite géré son avance en étant impérial au service. En l'espace de deux manches, pliées en 1h09, le Suisse n'a perdu en tout et pour tout que quatre points sur ses mises en jeu. Sans aucune balle de break à se mettre sous la dent, contre 16 pour le Suisse, Gasquet et tout le clan français, Monfils et Tsonga en tête, ne pouvaient que constater les dégâts, impuissants.

Gasquet a essayé de retarder au maximum une échéance devenue inéluctable en début de troisième manche, en sauvant notamment quatre balles de break, mais la cinquième convertie dans le cinquième jeu a eu des résonnances de requiem. Tête basse, c'est sur la première balle de match que l'équipe de France rendait les armes, assistant au passage à un moment d'histoire, Roger Federer et Stanislas Wawrinka remportant pour la première fois de leur carrière cette Coupe Davis qui manquait encore à leur palmarès. Gasquet, lui, rejoint ceux qui ont connu la douloureuse expérience de voir le titre s'envoler loin des Bleus. D'autant plus dur que c'est la troisième fois de suite depuis 2002.

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