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Demi-finale France-Serbie - Yannick Noah : "J'ai refilé mon stress à Lucas Pouille..."

Noah : "J'ai refilé mon stress à Lucas..."

Le 15/09/2017 à 20:00Mis à jour Le 16/09/2017 à 09:18

COUPE DAVIS 2017 - Qu'elle a été compliquée cette première journée... Entre un Yannick Noah stressé et un Lucas Pouille pas sûr de lui, le clan français a vacillé face à une équipe de Serbie affaiblie, mais pas résignée. Heureusement, Jo-Wilfried Tsonga a veillé au grain.

Il n'y a pas que Lucas Pouille qui a passé une journée compliquée. Yannick Noah aussi. De tous les participants à cette demi-finale de Coupe Davis, c'était bizarrement celui qui est censé amener de la sérénité à ses ouailles qui a été le maillon faible. C'est le capitaine tricolore lui-même qui l'a reconnu après l'égalisation des Bleus face aux Serbes vendredi soir : "On savait que cela allait être dur. On espérait gagner quand même les deux premiers points... c'était stressant, a reconnu Noah au micro de beIN Sports. J'étais tellement tendu que c'est moi qui ai refilé mon stress à Lucas."

Lucas Pouille n'a pas voulu dramatiser sa contre-performance face à Dusan Lajovic. "Je n'ai pas l'impression de trop cogiter en ce moment, a souligné le Nordiste. Quand on gagne moins de matches, on est moins en confiance. Dans ce cas-là, les moments importants et de tension sont plus difficile à gérer..." C'est ma faute, a complété Noah le protecteur. C'est Jo qui m'a souligné ça. J'étais d'une activité débordante avec eux dans le couloir et sur la chaise. Et là, il m'a dit : "c'est bon Yann, laisse-moi faire, ça va aller." Jo a été très, très bon et il a amené une bonne dynamique à l'équipe."

"Et là, Jo m'a dit : 'c'est bon Yann, laisse-moi faire, ça va aller' "

Lui comme Pouille pensaient vivre une autre journée. Le gamin de Grande-Synthe, à moins d'une centaine de kilomètres de la métropole lilloise, ne voulait pas manquer ce rendez-vous face aux 15 000 spectateurs du stade Pierre-Mauroy. Il avait su parfaitement gérer son stress face à Kyle Edmund et la Grande-Bretagne en quart de finale au mois de juillet. Cette fois-ci, il n'a pas pu éviter une défaite qui fait tâche, sa deuxième en quatre matches à enjeu de Coupe Davis.

"Cela s'est joué à quelques points, a tenu à rectifier Pouille. Cette balle de set qu'il sauve en faisant un let gagnant au troisième set aurait peut-être tout changé..." Le plus frustrant pour lui est que ce revers arrive peu de temps après sa défaite face à Diego Schwartzman en huitième de finale de l'US Open. Là aussi, un match à sa portée qu'il lui a filé entre les doigts après s'être "pris la tête tout seul". "Lucas avait envie de bien faire, on va essayer de trouver une nouvelle énergie, a conclu Noah. Nicolas et Pierre-Hugues se sont bien entraînés vendredi matin, donc tout va bien pour notre paire en double. Je vais faire une heure de yoga ce soir et demain (samedi).

Une chance pour le groupe, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas refait une "Nancy 2014". En quart de finale face à l'Allemagne, le Manceau avait chuté en 5 sets face à Peter Gojowczyk alors 119e mondial, peu de temps après la défaite de Julien Benneteau face à Tobias Kamke. Là aussi, les meilleurs joueurs de l'équipe adverse n'étaient pas là et les Français avaient eu du mal à inverser la tendance. Vendredi soir, les Bleus ne sont encore pas dos au mur comme à Nancy, mais ils constatent déjà que dimanche ne sera finalement pas chômé. C'est le prix à payer en marchant sur un fil. Les Bleus ont encore de la marge. Une chance que Novak Djokovic ne soit pas là...

Lucas Pouille & Yannick Noah - France Coupe Davis 2017

Lucas Pouille & Yannick Noah - France Coupe Davis 2017Getty Images

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