Guy Forget, Mickaël Llodra, 2011 - DPPI
 
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Forget : "Mika et Julien ont les armes"

Forget : "Mika et Julien ont les armes"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 07/04/2012 à 10:43 -
Par Eurosport - Le 07/04/2012 à 10:43
Guy Forget est revenu sur les prestations de Tsonga et Simon en simple, avant de se tourner vers l'importantissime double qui verra, samedi (14h), Michael Llodra et Julien Benneteau défier les redoutables Américains, Bob et Mike Bryan.
 

L a victoire de Jo-Wilfried Tsonga est logique face à Ryan Harrison. Pour Gilles Simon, qui s’est incliné face à John Isner, on espérait mieux…

Guy Forget. : Isner était favori sur le papier. Il était mieux classé, et fort d’une victoire contre Roger Federer lors du premier tour de la Coupe Davis, il n’y a pas si longtemps, et d’une autre contre le numéro 1 mondial Novak Djokovic à Indian Wells. Il a confirmé aujourd’hui sa confiance actuelle et son nouveau statut. Il est le leader de cette équipe américaine. Jim Courier comptait beaucoup sur son numéro 1 pour ramener les deux équipes à égalité. C’est ce qu’il a fait avec la manière. Car, autant à l’entraînement, on le voyait s’agacer et faire pas mal d’erreurs, autant aujourd’hui, même s’il a commis quelques fautes, il a fait un nombre énorme de points gagnants. Au niveau du service, même si Gilles n’a pas mal retourné, il y avait très peu de déchets. Isner n’a laissé à Gilles que des miettes.

Aucun regret ?

G.F. : Je pense que Gilles aurait pu, dans le troisième set, faire le break à une reprise au moins et gagner ce set. Et s’il y avait eu un quatrième set, face à un joueur qui pèse ce poids-là, tout aurait été relancé. Avec la nuit qui tombe, le jeu se ralentit, la fatigue s’installe et on commence à faire plus d’erreurs. Je disais à Gilles : "Il faut tenir dans la durée. Il faut le faire jouer deux heures, trois heures. C’est dans ta filière. Tu ne vas pas le battre 6-3 6-2 6-3. Lui, il peut le faire. Mais toi, non." Il y a de la frustration, car même si le score est sévère, à chaque fois, Gilles n’est pas très loin de l’accrocher davantage. C’était leur troisième match. Isner s’est imposé à chaque fois. Il a été très impressionnant aujourd’hui.

Qu’avez-vous pensé de la prestation de Jo-Wilfried Tsonga ?

G.F. : Il a rempli son contrat. Il nous a fait une petite frayeur dans le troisième set face à un joueur qui était largement à sa portée. Par rapport à ce que j’ai vu, Ryan Harrison est un peu en-dessous des autres en simple. Mais il a joué avec beaucoup de courage et beaucoup de cœur. Il s’est agacé et frustré. Il a commis parfois beaucoup d’erreurs. Dès que "Jo" a mis son jeu en place, il gagnait ses jeux de service assez facilement. Je crois qu’il faut que "Jo" reste concentré là-dessus. Il faut qu’il travaille, demain, sur son service et sur sa qualité de jeu au retour pour être prêt dimanche. Son match face à John Isner sera sans doute crucial.

A un partout au terme de la première journée, le ballotage est-il favorable ou défavorable ?

G.F. : Le double va être déterminant. Si on gagne le double, on sera extrêmement bien placés. Si on le perd, ce sera compliqué, mais pas impossible. Le score de un partout pouvait être prévisible. On y est. Que ce soit un premier tour de Coupe Davis ou une finale, c’est la même chose. Cela se joue parfois à un coup de dé. J’espère que "Mika" et Julien seront bien inspirés pour faire pencher la balance en notre faveur.

Il va y avoir beaucoup de pression sur le double. Le fait qu’il se joue sur terre battue va-t-il changer beaucoup de choses ?

G.F. : Je ne pense pas. Il y aura plus de vent demain. Cela va rendre les choses un peu plus aléatoires pour les deux équipes. C’est plutôt la qualité de jeu des garçons, leur capacité à gérer leurs émotions et leur stress dans les moments importants qui seront déterminants. Je vais essayer de booster au maximum "Mika" et Julien à avoir une attitude de vainqueur. Ils ont, l’un comme l’autre, toutes les armes, demain, pour terrasser la meilleure équipe du monde de double. Le dire, c’est une chose, mais le faire sur le terrain en est une autre. On va les soutenir du premier au dernier point.