TENNIS COUPE DAVIS 2012 Guy Forget - AFP
 
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Forget : "Ne pas partir là-dessus"

Forget : "Ne pas partir là-dessus"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 07/04/2012 à 21:05 -
Par Eurosport - Le 07/04/2012 à 21:05
Dimanche pourrait être le dernier jour du capitanat de Guy Forget en Coupe Davis. Et cette idée agace au plus haut point celui qui se voit aller encore plus loin dans cette compétition. Il met désormais la pression sur Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon à qui il ne pardonnera pas tout faux-pas.

Guy, vous semblez assez remonté...

G.F. : Je suis gonflé à bloc. J'ai la rage. Je suis d’un côté un peu frustré parce que je pense que l’on pouvait faire mieux dans ce double, même si, objectivement, les Américains méritent ce point. Tout à l’heure, je sentais mes joueurs et le staff un peu abattus et les Américains euphoriques. Mais voilà, je me dis que l’on n’est pas mort. Il y a la place pour gagner cette rencontre.

Quel sera le message adressé à vos joueurs ?

G.F. : Le mot d’ordre, c’est : "Les gars, demain, on gagne les deux simples." Je n’envisage pas la défaite une seule seconde. C’est en ayant cette attitude là que l’on va l’emporter dimanche. Je vais leur dire que, depuis le début de la rencontre, les joueurs les mieux classés sur le papier se sont imposés. Donc, la logique a été respectée. Qu’elle le soit jusqu’à dimanche soir ! Jo, qui est 6e mondial, a les moyens de l’emporter face à John Isner qui est 11e. Il souhaitait le jouer sur terre battue. Eh bien, qu'il gagne ce match. Si on a des ambitions dans cette compétition, si on veut gagner la Coupe Davis, le numéro 1 français doit battre le numéro 1 américain. Il n’aura pas en face de lui Rafael Nadal sur terre battue, comme à Cordoue. Il aura Isner. Il peut le faire. Et puis s’il gagne, Gilles Simon va ensuite jouer contre Ryan Harrison, 66e mondial. Est-ce que le 13e mondial peut battre le 60e ? J’ai le droit de le penser !

Vous ne voulez pas finir l’aventure comme ça…

G.F. : On a perdu le double, voilà. C’est comme un match de foot où l’on est menés 2-1. Il reste quarante minutes à jouer, on peut marquer deux buts en quarante minutes ! On a un attaquant du calibre de Jo-Wilfried Tsonga ; on a un joueur qui a de l’expérience et de l’endurance comme Gilles Simon… Je pense que j’ai le droit, et même le devoir en tant que sélectionneur, d’appeler à la révolte. Aux armes, citoyens ! Faisons-nous respecter demain sur le terrain, chez nous !

C’était plutôt par rapport à vous et votre capitanat qui peut prendre fin…

G.F. : On ne va partir comme ça… On ne va pas quitter la compétition parce que l’on a perdu un double. Et que l’on est menés 2-1. Certains avaient l’air triste comme si c’était déjà terminé. Il y a 2-1, voilà. Mais je peux vous dire que Jo est remonté comme une horloge. Et s’il n’est pas remonté à fond, je vais m’en charger moi-même ! Il va arriver, je peux vous le garantir, avec la bave aux lèvres. Je ne peux pas vous garantir que la victoire est évidente – on sait comment joue Isner en ce moment – mais plus on va arriver avec la rage, plus on va le faire sentir à l’adversaire.

Il n’empêche, la France est menée 2-1. Vous êtes sous pression…

G.F. : Si on n’aime pas la pression, on n’a qu’à jouer aux fléchettes ou au bilboquet dans notre canapé. Comme ça, on sera tranquille. La pression, on aime ça. On doit se nourrir de ça. Si aujourd’hui, on ne peut pas se libérer, si on est tétanisés par cet événement, il vaut mieux que l’on fasse autre chose. On a des responsabilités, on a des devoirs. Et ce match là, on va le jouer à 100 %. Avec conviction. Avec ambition. Avec courage. Je ne peux pas imaginer que ces garçons, qui ont des centaines de matches dans les pattes depuis qu’ils ont commencé le tennis, ne font pas ce sport pour jouer ces moments là. On part au combat. Et la victoire, elle est envisageable. Nos adversaires vont nous rentrer dedans, mais on continue à pousser. C’est comme cela qu’on se qualifiera, c’est comme cela qu’on ira en demi-finale. Il n'y a qu’avec cette attitude là que l’on a une chance d’affronter les Espagnols en demi-finale.