TENNIS 2012 COUPE DAVIS John Isner - AFP
 
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Isner : la menace se précise

Isner : la menace se précise

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 07/04/2012 à 00:10 -
Par Eurosport - Le 07/04/2012 à 00:10
L'Américain John Isner a été le grand bonhomme de la première journée du quart de finale France - Etats-Unis. Le choc de dimanche face à Jo-Wilfried Tsonga s'annonce comme le moment-clef du week-end. Gilles Simon est ressorti cabossé sous les coups du géant américain.

Impressionnant vendredi face à Gilles Simon, John Isner a prouvé que son jeu ne se réduisait pas à son seul service... Avec seulement 51% de premières balles sur le match, l'Américain est bien loin de ses statistiques habituelles (67% sur l'année 2012). Pourtant il n'a concédé aucun break. Si Gilles Simon n'a pas trouvé la faille, c'est en grande partie dû à la qualité du jeu de fond de court de l'Américain, notamment en coup droit. "Il est très solide partout. Il joue vraiment bien, a regretté le Français à la sortie du court. Il a un jeu extrêmement gênant, quelle que soit la surface. Il frappe fort. Avec les rebonds hauts, il peut s’engager, et sa balle est vraiment lourde."

On réduit trop souvent les succès de l'Américain à sa puissance au service, avantage 'naturel' lié à sa grande taille (2,06m) mais c'est oublier un peu vite ses incroyables facultés de déplacement, sa maîtrise en fond de court et son toucher de balle. Sur la terre battue du Monte-Carlo Country Club, le géant américain a distribué les coups gagnants: 53 au total dont 30 en coup droit. Très mobile, à l'aise sur les glissades et distillant parfaitement quelques amorties bien senties, John Isner a montré que sa performance face à Rafael Nadal à Roland Garros l'année dernière (il avait poussé l'Espagnol au cinquième set ne s'inclinant que 6-4, 6-7, 6-7, 6-2, 6-4 après plus de 4 heures de jeu), et sa victoire face à Roger Federer (4-6, 6-3, 7-6, 6-2) lors du premier tour de Coupe Davis sur la terre battue de Fribourg en février dernier, n'étaient pas que des coups d'éclat.

"J'ai joué exceptionnellement bien"

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L'Américain, s'il n'est pas un pur terrien, se sent bien sur cette surface. "Je suis très content de moi aujourd'hui. Je pense que j'ai joué exceptionnellement bien. A dire vrai, je ne suis pas surpris de m’être si bien adapté à la terre battue. Les séances d’entraînement depuis quatre jours se sont bien déroulées, et je me sens à l’aise sur terre battue. Cette surface me donne plus de temps pour armer mes frappes, et je savais que dès que je serais en mode 'match' je me sentirais encore mieux qu’à l'entraînement".

En pleine progression depuis la saison dernière au cours de laquelle il avait remporté deux titres (Newport et Winston Salem) , atteint les quarts de finale à l'US Open et les demi-finales à Bercy, l'Américain a atteint son meilleur classement (10e) après sa finale, perdue face à Roger Federer, à Indian Wells au mois de mars et semble bien parti pour s'installer confortablement dans le top 10 mondial. On en oublierait presque qu'en s'imposant face à Gilles Simon, ce vendredi, John Isner n'a remporté que sa deuxième victoire lors de matches à enjeu en Coupe Davis, sur cinq disputés. "C'est une compétition vraiment à part, une sorte de 'super match', s'emballe le numéro un américain. Mais je savais que je jouerais bien aujourd’hui. C’est aussi simple que ça."

"Isner a été plus convaincant que Jo"

Le choc des numéro un, dimanche à 11 heures, s'annonce déjà comme le match-clef de ce quart de finale. "Aujourd’hui, Isner a été plus convaincant que Jo, admet Guy Forget. Maintenant, quand ils s’affronteront dimanche, les schémas tactiques ne seront pas les mêmes et Jo jouera probablement mieux. Jo connaît la Coupe Davis et sait qu’il devra être très bon. Mais c'est la même chose pour John." "Contre Jo-Wilfried Tsonga, ce sera un vrai challenge, reprend Isner, on s’est joué deux fois par le passé, et ça a toujours été serré (1-1 dans les face-à-face) avec en outre pour l’un de nous la possibilité de clore la rencontre. J'espère que ça sera nous!"