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Cornet, une petite chance
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Publié 05/02/2011 à 00:10 GMT+1
Malgré un bilan négatif dans cette compétition, Alizé Cornet ne veut pas partir battue d'avance face à Svetlana Kuznetsova dans son premier match corsé de Fed Cup qui lancera la rencontre du 1er tour en Russie au stade olympique de Moscou à 13h. Et ce, en raison d'un Open d'Australie encourageant.
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Alizé, vous avez réussi un bon Open d’Australie (3e tour). Cela vous a-t-il apporté de la confiance ?
A.C. : Oui, ça m’a fait du bien ! J’ai réussi trois bons matches là-bas. C’était aussi un beau cadeau d’anniversaire d’avoir pu jouer sur le court central, face à Kim Clijsters (NDLR : la future lauréate du tournoi). Maintenant, c’est une autre aventure qui commence, celle de la Fed Cup qui n’a pas toujours été très facile pour moi. C’est vrai que c’est mieux de l’aborder dans ces conditions-là. Mon travail avec Laurent Orsini commence à porter ses fruits et c’est vrai que ça a payé assez tôt dans l’année. J’espère que mes progrès se verront aussi sur le terrain demain pour la Fed Cup.
Vous allez entamer la rencontre face à Svetlana Kuznetsova. Comment appréhendez-vous ce match face à un « gros morceau » ?
A.C. : De toute façon, si je joue les deux simples, j’aurais deux gros morceaux à affronter ! C’est sûr que l’équipe de Russie est très forte. Kuznetsova a joué un match épique face à Francesca Schiavone à l’Open d’Australie. On sait que physiquement, elle a beaucoup progressé. Elle s’est affûtée, je la trouve très en forme. Elle a d’ailleurs battu Justine Hénin à l’Open d’Australie. Ca ne va pas être facile mais je n’ai rien à perdre. Je vais donc arriver sur le court remontée comme une pendule et motivée à fond pour l’équipe. Ce n’est que du bonus pour moi et, évidemment, j’espère aller chercher la victoire.
Comment s’est passée votre semaine d’entraînement, ici à Moscou ?
A.C. : Très bien. Je ne vais pas dire que ça s’est passé comme toutes les autres semaines de Fed Cup mais, c’est vrai que ces semaines-là se passent toujours très bien pour moi. Je m’entraîne bien, je sens bien la balle, je me régale avec l’équipe. Il y a toujours une bonne ambiance. Les conditions sont optimum pour réussir des bons matches. Après, on sait bien qu’on ne peut pas prévoir ce qui va arriver. J’espère que ce sera du positif...
Vous avez connu plusieurs défaites en Fed Cup, liées à une certaine crispation. Là, vous êtes sans pression...
A.C. : Je ne sais pas, on verra demain. Je me sens bien dans mon tennis, je me sens bien sur le court. Je n’ai pas envie de penser à la potentielle crispation que je pourrais ressentir. La tension va y être, ça c’est sûr. Mais comme dit Nicolas, c’est cette tension aussi qui nous fait bien jouer. On en a besoin pour pouvoir se donner à fond sur le court. C’est vrai que là, comme je n’ai pas de pression, je vais un peu plus lâcher mes coups et me faire plus plaisir sur le terrain. Je suis une gagnante et ça ne me satisfera pas si je ne vais pas chercher la victoire demain.
La performance de l’équipe de France à Francfort l’année dernière change-t-elle votre état d’esprit avant d’aborder la rencontre ?
A.C. : Me concernant, c’est un peu différent. J’avais disputé le double, on se supportait donc mutuellement avec Julie (Coin). C’est vrai qu’on avait fait un match de folie et que c’était une très, très bonne expérience. Mais cela date de quelques mois, pas mal d’eau a coulé sous les ponts depuis. Et là, c’est un simple que je vais devoir disputer demain, face à une joueuse du Top 20 ou tout comme. C’est complètement différent, c’est une autre aventure. Ici, on est en indoor, alors qu’à Francfort c’était de la terre battue extérieure. Franchement, cela n’a rien à voir. Mais il faut que je me serve des bons souvenirs que j’ai eus en Fed Cup sur ce double pour gagner demain.
Sur le papier, cela s’annonce difficile, mais il y a quand même un coup à jouer pour l’équipe de France...
A.C. : Heureusement qu’il y a une petite chance ! On va se baser sur nos compétences, on va tout donner et je pense que Virginie et moi avons le niveau pour inquiéter les Russes. Ensuite, il faut compter aussi sur la tension qu’elles vont peut-être ressentir en jouant à la maison, devant leur public en étant ultra-favorites. Ce n’est pas toujours facile à gérer. Ces deux paramètres peuvent faire en sorte que ça tourne éventuellement en notre faveur. Après, si on ne donne pas notre maximum, si on ne joue pas notre meilleur tennis, cela sera effectivement difficile.
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