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L'ancienne ministre Roselyne Bachelot jugée ce vendredi pour diffamation à l'encontre de Rafa Nadal

L'affaire Bachelot-Nadal jugée ce vendredi

Le 13/10/2017 à 12:34Mis à jour Le 13/10/2017 à 16:47

JUSTICE - Désormais chroniqueuse pour LCI, l'ancienne ministre des Sports Roselyne Bachelot est jugée ce vendredi par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris après la plainte déposée l'an dernier par Rafael Nadal pour diffamation.

Petit rappel des faits au préalable. Le 8 mars 2016, sur le plateau de la chaîne D8, dont elle était à l'époque chroniqueuse, Roselyne Bachelot avait été amenée à commenter l'affaire Maria Sharapova, contrôlée positive au meldonium. Dans la foulée, l'ancienne ministre avait suggéré que l'Espagnol avait pu se doper : "On sait à peu près que la fameuse blessure de Rafael Nadal qui a entraîné sept mois d'arrêt de compétition est très certainement due à un contrôle positif (...) Quand tu vois un joueur de tennis qui s'arrête pendant des mois, c'est qu'il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent."

" Une ministre française doit être sérieuse"

Une déclaration à la télévision qui avait fait sortir de ses gonds le principal intéressé, qui avait rapidement nié les faits, avant d'annoncer qu'il poursuivait en justice Roselyne Bachelot pour diffamation : "Une ministre française doit être sérieuse", avait-il confié le 14 mars de la même année à l'AFP, en marge du Masters 1000 d'Indian Wells. "Cette fois, je vais l'attaquer en justice, on va la poursuivre et à partir de maintenant, toute personne qui fera ce genre de commentaires subira le même sort, parce que c'en est trop pour moi".

Un mois plus tard, Nadal portait officiellement plainte contre l'ancienne ministre des sports (2007-2010) : "Par cet acte, je prétends non seulement défendre mon intégrité et mon image en tant que sportif mais aussi les valeurs que j'ai défendues tout au long de ma carrière. Je souhaite également éviter qu'une personne publique puisse lancer, par voie médiatique, des accusations injurieuses contre un athlète sans preuves ni fondements sans que cela reste impuni." Un an et demi plus tard, le procès débutera donc ce vendredi à partir de 13h30 devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

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