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Anderson: "Croire en moi"
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Publié 29/03/2008 à 12:30 GMT+1
Le Sud-Africain Kevin Anderson, étudiant aux Etats-Unis (Illinois) depuis l'âge de 18 ans, est revenu sur son exploit à Miami : battre Novak Djokovic, N.3 mondial, en toute simplicité.
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Crédit: Eurosport
Après avoir passé les qualifications et vu le nom de votre prochain adversaire, comment avez-vous préparé cette rencontre ?
Kevin Anderson: "En fait, je n'ai pas regardé le tableau. J'ai juste vu que je jouais. J'ai complètement zappé le nom de mon premier adversaire, Calleri. Je m'en suis rendu compte après ma victoire. J'ai tendance à ne pas regarder trop loin. Quand j'ai appris que je jouais Novak, j'étais très excité."
Est-ce que vous avez senti que Novak était fatigué... Et que votre jeu le débordait ?
K.A: C'est difficile à dire. Je ne l'avais vu jouer qu'à la télévision. c'est très différent ce de ce que l'on peut voir à la télé, mais ce n'est pas aussi impressionnant qu'on le croit. Le plus important, c'était de passer le premier jeu de service. J'ai tenu jusqu'au tie-break et comme j'ai bien servi, en quelques minutes, j'avais gagné le premier set. Sinon, oui, c'est vrai il faisait quelques erreurs sur des points faciles. Arriver d'Indian Wells avec un titre la semaine dernière et se concentrer ensuite, cela ne doit pas être facile. Mais bon, il a tout donné et il en tant que tenant du titre, il avait quand même beaucoup de points à défendre...
Quand l'arbitre a averti Novak Djokovic, il avait gagné le point. Vous avez ensuite gagné les treize suivants ? C'était énervant sa manie de faire rebondir la balle trop souvent ?
K.A: "Ce n'est pas si terrible que ça. J'ai simplement essayé d'être prêt au bon moment. J'avais vraiment besoin de gagner ce jeu car je me suis senti fatigué dans le second set et le début du troisième."
Les balles de match, c'était un moment difficile ?
K.A: "Ah oui, la foule a fait un bruit incroyable. Tout se jouait là. Il a sorti deux jolis points mais j'ai claqué un bon second service pour avoir une troisième balle de match."
Vous aviez l'air incrédule à la fin du match ?
K.A: "Oui... Je veux dire... Oui... En fait, je ne sais pas vraiment quoi dire en ce moment. J'ai donné le meilleur de moi-même. Je n'arrête pas de me dire que je peux faire ce genre de chose. He dois croire en moi et jouer mon jeu. C'est une formidable expérience."
Qu'est-ce que vous étudiez et comment êtes-vous arrivé d'Afrique du Sud dans l'Illinois ?
K.A: "J'étudiais le commerce et j'allais m'inscrire en économie si je n'avais pas choisi d'arrêter mes études pour devenir professionnel. Craig Tiley, notre capitaine de Coupe Davis, m'a recruté. Et notre équipe, Illinois avait juste gagné le Championnat National en 2003. Je savais qu'il fallait que j'y aille. J'avais 18 ans."
L'Afrique du Sud n'est plus un pays de tennis, comment avez-vous grandi et joué au tennis là-bas ?
K.A: "Oui, c'était difficile. Notre fédération a eu des problèmes financiers. Cela commence à peine à se mettre en marche. J'ai grandi sans avoir de nombreux partenaires qui avaient envie de devenir professionnel. Alors, j'ai surtout joué avec mon père qui m'a entraîné et continue à être mon entraîneur."
Vous êtes très habile malgré votre gabarit et vous jouez bien du fond du court ?
K.A: "J'ai toujours joué du fond de court. Mon père m'a conforté dans l'idée qu'il est aujourd'hui très difficile de se contenter de jouer au filet. Il croit vraiment qu'il faut être fort sur sa ligne. En fait, ce que j'aiu travaillé le plus ces dernières années, ce sont mes montées au filet ! Être plus agressif. J'étais trop défensif auparavant, je crois que je me crée plus de chances de faire le point. J'ai beaucoup travaillé mon agilité, je sais toutefois que je dois continuer et améliorer ma vitesse et mon déplacement."
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