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La revanche de Roddick
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Publié 05/04/2008 à 15:00 GMT+2
Après onze revers consécutifs, Andy Roddick a battu Roger Federer pour la première fois depuis 2003 en quarts de finale à Miami. Un succès qui confirme son bon début de saison. Et, surtout, qui atténue le complexe d'infériorité qu'il fait face au Suisse
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Crédit: Eurosport
MASTERS SERIES MIAMI
Malgré sa défaite en demi-finale face à Nikolay Davydenko, Andy Roddick peut repartir de Miami avec le sourire: près de cinq ans après son unique victoire face à Roger Federer, l'Américain a enfin doublé la mise en Floride, mettant un terme à onze défaites consécutives face au N.1 mondial. De quoi se remettre à espérer réaliser une meilleure saison que celles qu'il a vécues ces derniers temps, au rythme de ses échecs répétés face à celui qui l'a destitué de la première place mondiale pour ne plus la lâcher.
Miné par ses revers face à l'ogre Federer, vainqueur de douze titres du Grand Chelem, l'Américain développait un vrai complexe d'infériorité entretenu par le Suisse lui-même, conscient de son emprise psychologique. Alors que Federer et Nadal battaient le pavé aux deux premières places mondiales, Roddick, N.1 mondial fin 2003, s'enfonçait au classement. La nouvelle génération le poussait hors du Top 10, pour atterrir même à la 12e place mondiale courant 2006. Mais la tendance est aujourd'hui à la rébellion.
2008, l'année du renouveau ?
Malgré une sortie prématurée à l'Open d'Australie (défaite au 3e tour contre Philipp Kohlschreiber), le début de saison 2008 laissait présager meilleure fortune. L'Américain, N.6 au classement technique, a retrouvé la lumière à San Jose, où il triomphait pour la troisième fois de sa carrière. S'en suivait un succès capital pour la confiance à Dubaï. Avec, à la clé, des victoires sur Nadal et Djokovic, N.2 et 3 mondiaux actuels. Et ce, malgré sa récente séparation d'avec son coach, Jimmy Connors.
L'ancien champion américain avait été appelé à la rescousse par "A-Rod" après sa défaite au 3e tour de Wimbledon 2006 qui avait entraîné sa sortie du Top 10. Aux Emirats Arabes Unis, c'est surtout l'attitude de Roddick qui avait impressionné : maître de son tennis et de ses nerfs, l'Américain, connu pour son tempérament de feu, avait su rester calme et concentré pour aller au bout du tournoi et décrocher le 25e titre de sa carrière.
Restait l'obstacle Federer à passer. Et ce verrou, après avoir résisté près de cinq ans, a enfin sauté. Avec cette victoire-clé obtenue à Miami face à un adversaire, certes en plein doute mais toujours N.1 mondial, Roddick semble de nouveau promis aux sommets. Petit clin d'oeil de l'histoire : après son unique victoire sur Federer à Montréal en 2003, Roddick terminait la saison au sommet de la hiérarchie mondiale, peu de temps après son un unique succès en Grand Chelem, à l'US Open. Reste à savoir si l'histoire, cette fois-ci, bégaiera ou pas.
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