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Nadal: "Sur la bonne voie"

Nadal: "Sur la bonne voie"
Par Eurosport

Le 16/01/2010 à 18:10Mis à jour

Rafael Nadal aborde à Melbourne la défense du dernier titre du Grand Chelem dont il est propriétaire. Après une seconde moitié de saison 2009 compliquée, le Majorquin ne fait plus aussi peur. Mais s'il concède ne pas être le favori numéro un, il estime être tout près de son meilleur niveau.

Vous êtes tenant du titre ici, mais vous considérez-vous comme le favori du tournoi?

R.N. : Est-ce que c'est comme tous les ans à Roland-Garros, où tout le monde parle de moi et me désigne comme l'homme à battre? Non, certainement pas. Sur dur, le niveau est très homogène. En tant que numéro deux mondial, je suis un des favoris, mais certainement pas le principal favori. Mais ça n'a aucune importance. Je sais que vous avez besoin de dire que un tel est le grand favori, qu'il vous faut parler de ça, mais au final, la seule chose qui importe, c'est de savoir qui est le meilleur sur le court.

Est-ce spécial pour vous de revenir à Melbourne, après ce que vous avez vécu l'an dernier?

R.N. : Oui, bien sûr. Mais je me sens toujours bien ici de toute façon. L'organisation, les gens, tout le monde est toujours très sympa. Je viens de passer une super semaine avant le début du tournoi.

Comment jugez-vous votre condition avant d'aborder cet Open d'Australie?

R.N. : Bien. Je suis prêt. J'ai vraiment produit du bon tennis depuis le début de l'année, à Abu Dhabi et Doha. C'est comme ça que je veux jouer. Si je joue à Melbourne comme j'ai joué lors de la préparation, je n'ai pas de souci à me faire. On verra. Mais je crois que je joue bien, beaucoup mieux que lors des derniers mois. Je suis sur la bonne voie.

Vos genoux vous laissent-ils tranquille désormais?

R.N. : Mes genoux vont bien merci. Vous pouvez venir me voir à l'entrainement si vous voulez ! Vous verrez que tout va bien, je m'entraine aussi dur qu'avant.

Après vos trois défaites au Masters, vous aviez évoqué le besoin de recharger vos batteries. Pourtant, vous avez repris très vite l'entrainement après la Coupe Davis. Pourquoi?

R.N. : Justement parce que j'ai fini tard. Je n'avais pas le choix. Nous avons un calendrier qui nous oblige à jouer de janvier à décembre. En 2008, j'étais blessé en fin de saison, alors j'ai eu le temps de couper et de me préparer. Là, j'ai fini le 7 décembre, et le 9 je reprenais l'entraînement, parce que je n'avais que deux semaines et demie pour bosser physiquement. C'est ce que j'ai fait et je crois qu'on a fait du très bon travail.

Votre confiance a-t-elle été entamée ces derniers mois?

R.N. : Vous savez, pour avoir de la confiance, il faut gagner des matches. J'ai gagné suffisamment de matches en début de saison pour arriver en Australie avec de la confiance. En fin de saison dernière, je ne crois pas avoir si mal joué, mais c'est vrai que, face aux meilleurs, je n'ai pas connu beaucoup de réussite. Mais il suffit de très peu de choses pour que la roue tourne à nouveau.

Avec Roger Federer , vous avez remporté 14 des 16 tournois du Grand Chelem joués ces quatre dernières années. Pensez-vous que cette hégémonie puisse se prolonger durablement?

R.N. : Je ne sais pas. Ce sera compliqué quand même. Aujourd'hui, il y a beaucoup de monde capable de gagner un Grand Chelem. Pas tout le monde, mais une bonne douzaine de joueurs peuvent arriver ici en se disant "j'ai une vraie chance de gagner". Ca fait beaucoup.

La concurrence vous parait plus rude qu'il y deux ou trois ans?

R.N. : Il y a toujours eu beaucoup de bons joueurs. Mais peut-être que la nouvelle génération arrive aujourd'hui à maturité. Mais c'est toujours comme ça. Vous avez toujours des jeunes qui arrivent et qui finissent pas vouloir prendre la place.

Pour finir, un mot sur votre tableau. Comment le jugez-vous? Vous pourriez croiser Andy Murray en quarts de finale...

R.N. : Tout ce que je sais, c'est que je rencontre Luczak au premier tour. Je ne parle jamais des quarts de finale d'un tournoi avant de l'avoir commencé. Il y a quatre matches avant ça et tout peut arriver. Il faut rester humble.

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