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Angelique Kerber après sa victoire sur Serena Williams : "J'ai passé deux semaines de folie"

Kerber : "J'ai passé deux semaines de folie"
Par Eurosport

Mis à jourLe 30/01/2016 à 17:17

Publiéle 30/01/2016 à 17:05

Mis à jourLe 30/01/2016 à 17:17

Publiéle 30/01/2016 à 17:05

Article de Eurosport

Angelique Kerber n'est pas prête d'oublier sa quinzaine australienne 2016 à Melbourne. De son premier tour, où elle a sauvé une balle de match face à Misaki Doi, à sa victoire finale face à Serena Williams, en passant par une victoire sur Victoria Azarenka, l'Allemande a vécu un moment à part dans sa carrière.

Vous êtes-vous surprise vous-même après le résultat de la finale ?

A.K. : Vous savez, j'ai vécu deux semaines de folie. Au premier tour, j'ai sauvé une balle de match. Puis, j'ai éliminé Victoria Azarenka en demi-finale alors que je ne l'avais jamais battue avant. Et maintenant gagner contre Serena Williams en finale... C'était ma toute première en Grand Chelem. C'était déjà un honneur de l'affronter. Comme j'avais déjà gagné contre elle une fois à Cincinnati, je me suis dit que je devais essayer encore C'était vraiment un super match. Et un moment très spécial pour moi.

Vous avez parlé de l'adversité rencontré tout au long de la quinzaine. Comment êtes-vous restée aussi solide lorsque vous traversiez des moments difficiles ?

A.K. : J'ai essayé de rester relaxée jusqu'au dernier point. J'ai très bien joué au premier set. Elle a beaucoup mieux servi au deuxième set. Dans le troisième, chaque jeu était très serré. Notamment ce sixième jeu qui a duré plus de dix minutes... Même quand je menais 5-2, j'étais sûre que ce match n'était pas encore fini. Quand elle a servi à 5-4, je me disais : 'OK, j'ai déjà breaké plusieurs, je peux le refaire. Joue point par point'. Sur la balle de match, je voulais juste remettre la balle en jeu, par dessus le filet... Quand j'ai vu la balle de Serena sortir, c'était incroyable ! Je suis tellement heureuse...

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de tenter ses amorties au troisième set?

A.K. : Je suis un peu folle ! C'est comme ça... J'ai confiance dans mes amorties. C'était un long jeu et je me suis dit que je devais tenter quelque chose d'inattendu.

" Je pense avoir eu un déclic il y a quelques années à New York lorsque j'avais atteint ma première demi-finale à l'US Open 2011. Avant cela, je venais de perdre dix fois sur quatorze au premier tour. "

Quand vous repensez à ce premier tour au cours duquel vous avez sauvé cette balle de match, pensez-vous avoir une seconde chance ?

A.K. : Peut-être. A partir de ce moment-là, je m’étais dit que je n’avais plus rien à perdre et j’ai pris tour par tour. C’était une seconde chance et j’ai su la prendre pour aller au bout de ce tournoi. J'ai vraiment passé deux semaines de folie.

Pensez-vous démarrer une seconde carrière après votre victoire ?

A.K. : Je pense avoir eu un déclic il y a quelques années à New York lorsque j'avais atteint ma première demi-finale à l'US Open 2011. Avant cela, je venais de perdre dix fois sur quatorze au premier tour. J'ai toujours cru en moi-même. Quand j'ai gagné le premier set face à Serena. Quand j'ai battu Azarenka en demi-finale. Cela montre que je suis une bonne joueuse et que je peux le montrer sur les grands courts. L’an passé, je n’avais pas brillé dans les tournois importants. Cela me parait fou, mais je peux dire désormais que je suis une championne en Grand Chelem maintenant.

C'est un grand jour pour le tennis allemand. Vous avez gagné votre premier titre majeur et le record de Steffi Graf est encore préservé...

A.K. : Oui, je pense avoir aidé Steffi Graf (rires)... Plus sérieusement, Steffi était une sacrée championne en gagnant 22 titres du Grand Chelem, alors que moi c'est mon tout premier. Je suis heureuse de mon tennis sur ces deux semaines. J’ai essayé d’améliorer mon jeu, mon approche mentale, de rester relax. Et cela a marché... Je suis fière, de mon équipe, de ma famille, de ceux qui m’ont soutenue. Je ne suis pas toujours facile à vivre, ils ont toujours cru en moi, me répétant qu’un jour j’allais faire un truc. Il y a tellement d’émotions, c’est fou.

Avez-vous eu des messages de Steffi ?

A.K. : Oui...

Les avez-vous lus ?

A.K. : Non, mon téléphone est en train de charger. J'ai juste appelé ma mère, mes parents, mes grands-parents et voilà. Je n'en sais pas plus.

Pensez-vous que le tennis allemand est en phase ascendante avec votre victoire et les bons résultats des joueuses allemandes ?

A.K. : Je pense que le tennis allemand est clairement en train de grandir. Nous avons tellement de bons joueurs. Nous étions trois en huitièmes de finale. J'ai battu Annika Beck après un bon match. Et Anna-Lena Friedsam a eu sa chance contre Agnieszka Radwanska. C'est une bonne nouvelle pour le tennis allemand.

Après les deux défaites de Serena en Grand Chelem face à Vinci à New York et vous à Melbourne, pensez-vous qu'une nouvelle ère arrive sur le circuit WTA ?

A.K. : Je pense que battre Serena n'est pas chose facile. Vous devez vraiment jouer vorte meilleur tennis pour la battre. Et j'ai vraiment très bien joué ce samedi soir. Je savais ce que je devais faire pour la battre. Toutes les bonnes joueuses qui arrivent sur le circuit vont vouloir la challenger. Moi de même. Nous verrons ce qu'il se passe dans les mois et années à venir.

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