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Novak Djokovic : "Paris, c'est le dessert"

Djokovic : "Paris, c'est le dessert"

Le 31/01/2016 à 21:19

OPEN D'AUSTRALIE - Vainqueur pour la 6e fois à Melbourne, Novak Djokovic dit vivre "une histoire d'amour avec la Rod Laver Arena". Il lui reste maintenant à conquérir Paris. Il le promet, il sera affamé à Roland-Garros. Mais chaque chose en son temps...

Qu'est-ce qui a fait la différence dans cette finale?

N.D. : Le deuxième set a été décisif. J'aurais pu faire mieux sur mes jeux de service quand j'étais devant dans les deuxième et troisième sets. Il y a eu de longs échanges et nous étions tous les deux souvent hors d'haleine. Je savais qu'il allait falloir construire les points et être patient, être celui qui prendrait les initiatives. Ça n'a pas toujours été possible, mais j'ai été bon sur les points importants.

Avez-vous connu des moments de doute ?

N.D. : Il a commencé à mieux servir à partir du deuxième set. Il est revenu dans le match. Les deux derniers sets se sont vraiment joués à quelques points, pas plus. Il faut lui donner du crédit. Il m'a fait travailler.

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Ce titre a-t-il une importance particulière?

N.D. : Tous les Grands Chelems sont importants à leur façon. Ce soir j'ai marqué l'histoire en égalant Roy Emerson et ses six titres. Je suis très fier d'être aux côtés de légendes comme Rod Laver et Bjorn Borg au nombre des titres majeurs avec onze. C'était une motivation supplémentaire pour donner le meilleur de moi-même, même si j'ai essayé de ne pas trop y penser. Onze titres, c'est phénoménal, j'en suis très fier. Je joue le meilleur tennis de ma vie depuis quinze mois. Dans ma vie privée aussi tout va bien. Nous allons essayer de continuer comme ça.

6 titres en Australie, 11 titres du Grand Chelem, est-ce que vous devez vous pincer pour y croire ?

N.D. : C'est un immense honneur. C'est phénoménal. Je suis très fier de ça, fier de mon équipe aussi. Ion travaille tous très dur pour ça. Alors on profite vraiment de ces moments. Rien n'est dû, rien n'est garantie, je le sais, j'en suis conscient.

On a le sentiment d'avoir déjà dit ça il y a un an, il y a 6 mois, mais est-ce que vous ne jouez pas votre meilleur tennis aujourd'hui ?

N.D. : Depuis 15 mois, je peux dire, oui, que je joue le tennis de ma vie. Mais c'est dû aussi au fait que tout va bien d'un point de vue privé. Je suis devenu un mari, un père, j'ai une famille. Je suis à un point de ma vie où tout fonctionne. Je vais essayer de faire en sorte que ça continue.

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Y a-t-il un secret à votre réussite?

N.D. : Il n'y a pas une raison en particulier qui expliquerait mon succès. Ce n'est pas si simple. Ce sont des années de sacrifice, d'engagement, pas seulement à l'entraînement mais dans le style de vie. Il faut consacrer son temps et son énergie à être le meilleur joueur possible. On ne peut pas séparer les côtés professionnels et personnels parce qu'on n'est qu'une seule personne. Il faut savoir régler les questions personnelles pour maximiser son potentiel sportif.

Le premier mois de l'année se termine tout juste et vous avez déjà dominé vos trois plus grands rivaux historiques (Nadal, Federer , Murray). Etes-vous d'accord pour dire que vous vous êtes mis dans une catégorie à part pour le moment ? Même par rapport à ces joueurs là ?

N.D. : Je ne veux pas m'autoriser à être dans cet état d'esprit. Parce que si je le fais, je vais devenir arrogant et penser que je suis au-dessus ou meilleur que tout le monde. Et mon karma va prendre une grosse baffe très bientôt. Je n'ai pas envie de ça. Je veux rester dans la routine et le mode de fonctionnement qui m'ont amené là où je suis. Etre humble, discret et respectueux de mes adversaires, même si je suis très fier de ce que j'ai accompli. Je ne vais pas changer d'approche.

Mais comment faites-vous pour rester aussi assoiffé tout en étant au sommet ?

N.D. : J'ai entendu l'autre jour une métaphore qui dit, en gros : "Le chemin est plus difficile pour le loup qui gravit la colline mais il est plus affamé que le loup qui se trouve au sommet". Et je n'ai aucun doute sur le fait que ceux qui sont derrière moi ont très faim, très envie de devenir ou redevenir numéro un. Je ne peux pas me relaxer ou profiter. Je ne vais pas pouvoir me distraire plus de quelques jours.

Vous n'avez jamais perdu une finale à l'Open d'Australie, comment l'expliquez-vous?

N.D. : J'ai une histoire d'amour avec la Rod Laver Arena. C'est pour ça que j'ai embrassé le court. J'espère que ça va durer longtemps.

Prochaine étape en Grand Chelem, Roland-Garros. A quel point le loup aura-t-il faim à Paris ?

N.D. : Il aura très faim. Mais le loup a besoin de manger différents plats avant d'arriver à Paris. Paris, c'est le dessert.

Novak Djokovic à nouveau couronné à Melbourne

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