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Nadal : "Vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai traversé pour retrouver le haut niveau"

Nadal : "Vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai traversé pour retrouver le haut niveau"

Le 11/06/2017 à 21:43Mis à jour Le 11/06/2017 à 21:49

ROLAND-GARROS 2017 - Un dixième titre. Mais un moment tellement unique. Voilà ce qu'ont vécu Rafael et Toni Nadal, dimanche à Paris. Les deux hommes, récompensés d'une réplique spéciale de la Coupe des Mousquetaires, se souviendront longtemps de ce 11 juin 2017. Pour tout ce qu'il représente.

A bien les observer, Toni Nadal était peut-être plus ému que son poulain, dimanche. Sa réplique de la Coupe des Mousquetaires dans les mains, le coach de Rafael a savouré ce moment qui était le dernier à Roland-Garros. L’année prochaine, l’oncle n’entrainera plus le neveu et c’est de loin qu’il assistera à la saison 2018 de Rafa, qu’il couve depuis ses 4 ans. Alors forcément, le moment de la remise des trophées a laissé place à quelques larmes pour ce duo qui aura marqué son époque.

    "Les émotions ont été assez vives, a confirmé le désormais décuple vainqueur parisien. Cette victoire signifie énormément pour moi. Les quinze jours ont été très tendus et gagner a tout fait retomber : la pression, les larmes. Je n’ai pas pu me retenir. Toni non plus d’ailleurs." L’organisation a eu cette belle initiative de récompenser aussi celui qui a façonné le recordman de victoires à Paris. Sans Toni, Rafael ne serait sans doute pas là où il est ce dimanche soir.

    Vidéo - Sur l'hymne espagnol, Nadal a eu du mal à retenir ses larmes

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    " Tous les jours, j’ai eu des doutes et demain, ça va continuer"

    "Ce que j’ai envie de retenir, a souligné le tonton, ce sont ces 10 titres à Roland-Garros, qui sont extraordinaires. Mais ça fait surtout 15 au total en Grand Chelem ! C’est peut-être ce chiffre le plus impressionnant. 10, c’est un numéro magique. 9, on trouvait ça déjà incroyable. Il était déjà dans l’histoire. Mais 10… rendez-vous compte !" Nadal a attendu trois ans pour le gagner de nouveau à Roland. Trois années qui ont paru une éternité pour le duo espagnol. Malgré tout, ni l’un ni l’autre n’ont cessé de penser qu’un retour au premier plan était possible.

    "Tous les jours, j’ai eu des doutes et demain, ça va continuer, confie Rafa. Les blessures, les défaites, le manque de sensations, le haut niveau à retrouver, vous ne pouvez pas savoir ce que j’ai traversé". "Personnellement, j’ai toujours cru à une nouvelle victoire ici, a renchéri Toni. Toujours. Mes enfants me le demandaient sans cesse. Je n’ai jamais affirmé le contraire ! Le revoici meilleur joueur sur terre battue, c’est la confirmation qu’il a réussi".

    Vidéo - Niveau spectacle, Nadal a aussi fait fort : le top 5 des points de la finale

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    " J’espère être dans les tribunes pour le voir gagner encore quelques fois ici"

    Réussi, le mot est faible. Rafael Nadal a signé son tournoi le plus expéditif en ne concédant que 35 jeux, record personnel battu à Paris. Stan Wawrinka n’a pu que constater les dégâts, dimanche. Pourtant, à bien écouter Rafael, ce match n’a pas été le plus abouti de la quinzaine. "J’ai eu de meilleures sensations contre Basilashvili, si vous voulez tout savoir. Ce dimanche, j’étais très tendu tout de même, surtout en début de match. Comme contre Dominic Thiem, le début de match a été très compliqué pour moi. C’étaient les deux seuls moments durs à gérer durant la quinzaine, je crois".

    "Quand on a débuté ensemble, j’étais très loin d’imaginer qu’il allait gagner 10 fois à Paris, a poursuivi Toni Nadal. C’est vraiment incroyable. Alors, ce qui est sûr, c’est que vous ne me verrez plus jamais en tant que coach de Rafael, mais j’espère être dans les tribunes pour le voir gagner encore quelques fois ici !" A 31 ans, Nadal a encore quelques belles années devant lui pour en rajouter encore quelques-uns, si son physique tient. Il assistera peut-être aussi à l’éclosion d’un autre joueur qui viendra taquiner ses statistiques parisiennes… "Si je l’ai fait, termine Rafa, quelqu’un d’autre pourra aussi le faire".

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