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Wawrinka, après sa défaite : "Contre Nadal, si on hésite une demi-seconde, c'est déjà trop tard"

"Contre Rafa, si on hésite une demi-seconde, c'est déjà trop tard"

Le 11/06/2017 à 20:07Mis à jour Le 11/06/2017 à 20:24

ROLAND-GARROS 2017 – Mangé par Rafael Nadal en finale, Stan Wawrinka n’a pas mis longtemps à reconnaître qu’il avait été emporté par un véritable phénomène sur la terre battue parisienne. Ni plus, ni moins. Mais pas par ses regrets.

Stan Wawrinka n’aura pas offert la finale rêvée pour les spectateurs, une rencontre accrochée avec un scénario de dingue comme ils avaient pu en vivre ces derniers jours en demi-finale messieurs ou en finale dames. La faute à un Rafael Nadal qui a été injouable et imperturbable, aussi bien pendant cette quinzaine, que lors de cette finale à sens unique. "Je ne l’attendais pas à un autre Rafa en face de moi, en a souri Wawrinka. C’est un incroyable combattant, la balle revient toujours. J’étais très nerveux, mais physiquement tout allait bien. Une fois sur le court, il n’y avait plus du tout de nervosité."

Dès le premier jeu du match, l’Espagnol a marqué son territoire en écartant la seule balle de break du match du Suisse. Cette unique statistique démontre la totale maîtrise du Majorquin sur le match, mais aussi sur son adversaire. "Cela part du mental, précise le Vaudois, qui n’a inscrit que 6 jeux dimanche. Contre ce genre de joueur, si on a une hésitation, que l'on déclenche ses jambes plus tard, on se retrouve toujours un peu entre deux. Contre Rafa, si on hésite une demi-seconde, c'est déjà trop tard. On peut dire la même chose avec Roger. Ces petites pensées contre ces grands joueurs, on les paie cash."

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" Nadal vous met le doute dans votre tête quand il joue trop bien en face"

Modéré sur le court, incapable de répondre aux attaques majorquines, Wawrinka a sombré en deux heures de jeu. Il était loin, très loin du niveau affiché deux jours plus tôt en demi-finale face à Andy Murray, qui lui avait ouvert les portes de sa deuxième finale à Paris. "C’est incontestable que je n’ai pas joué mon meilleur tennis, a reconnu le Suisse. J’ai trop hésité dans mes coups. Pour deux raisons. La première est que Nadal vous met le doute dans votre tête quand il joue trop bien en face. La seconde, ce sont tous les durs efforts fournis durant ces dernières semaines. Tout cela a contribué à ce score final peu avantageux pour moi au tableau d’affichage… sans compter le fait qu’il ait extrêmement bien joué."

Asphyxié et sans plus de jus que ce qu’il veut bien dire, Stan n’a pu que reconnaître la supériorité de son adversaire : "Si vous n’êtes pas complètement libre de faire ce que vous voulez, vous ne pouvez ni prendre l’avantage, ni être agressif. J’ai essayé de jouer différemment mais aujourd’hui, j’avais le meilleur joueur sur terre battue de tous les temps, il n’y a rien à dire de plus." Lui qui n’avait encore jamais perdu une finale de Grand Chelem a été rattrapé par cette étrange sensation de perdre un titre majeur… mais pas d’être véritablement passé à côté d’un exploit.

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