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Rafael Nadal domine Juan Martin Del Potro pour jouer une 4e finale à Flushing Meadows

Nadal is back !

Le 09/09/2017 à 04:25Mis à jour Le 09/09/2017 à 05:13

US OPEN 2017 - Quatre ans après sa dernière apparition en finale à Flushing Meadows, Rafael Nadal est de retour. L'Espagnol a confirmé sa superbe année en ralliant sa 3e finale majeure de la saison, écartant Juan Martin Del Potro de son chemin en demi-finale vendredi (4-6, 6-0, 6-3, 6-2). Dimanche, le n°1 mondial tentera de remporter un 3e titre à New York face à... Kevin Anderson, 32e mondial.

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Juan Martin Del Potro, après son combat épique et éreintant contre Dominic Thiem et sa victoire contre Federer, avait confessé ne pas se sentir à 100% physiquement. Ce n'était pas du bluff. Vendredi soir, il n'a fait illusion qu'un set, le premier. Un set somptueux, d'une intensité folle et d'une qualité hallucinante. Nadal jouait bien. Del Potro volait. Aussi efficace côté revers que sur son coup droit, l'Argentin a remporté cette manche initiale. Mais à quel prix. Il a vidé son réservoir et n'avait plus une goutte d'essence derrière pour prolonger la lutte.

Vidéo - Nadal a laissé passer l'orage avant de déferler sur Del Potro : Les temps forts de sa victoire

02:27

Pas une balle de break concédée dans les trois derniers sets...

Nadal a laissé passer l'orage, et c'est une tempête majorquine qui a ensuite emporté la Tour de Tandil. Une fois le premier set perdu, le numéro un mondial a aligné… neuf jeux. De 6-4 Del Potro, nous sommes passés à 4-6, 6-0, 3-0 Nadal. Etouffé, pris au piège du combat physique qu'il n'avait plus les moyens de livrer, JMDP a fait ce qu'il a pu. Mais contre un Nadal si fort, si confiant, c'est loin d'être suffisant. Il a bien eu un petit regain de flamme dans la seconde partie du troisième set, mais juste assez pour tenir sa mise en jeu, pas pour envisager de surmonter son break de retard.

En réalité, Del Potro n'aura pas eu une seule balle de break lors des trois dernières manches, ce qui en dit long sur la domination de Nadal une fois le premier set passé. Lorsqu'il a pris pour la 5e fois la mise en jeu de son adversaire à 1-1 dans le quatrième set, la messe était dite. Exceptionnel au service, particulièrement sur sa seconde balle, où il a gagné 72% des points, soit plus que Del Potro derrière sa... première (71%), Nadal a livré son meilleur match du tournoi au meilleur moment. Il aurait fallu un Del Potro à 200% pour pouvoir priver ce Nadal-là d'un retour en finale.

Redevenu le roi de la terre en s'imposant à Roland-Garros, il peut maintenant s'imposer à nouveau pour de bon comme le roi du monde, en triomphant dimanche. Ce serait énorme pour lui, qui n'a plus gagné le moindre tournoi de premier plan sur dur, Grand Chelem ou Masters 1000, depuis l'US Open 2013. Kevin Anderson a des armes. Mais on souhaite quand même bien du courage au Sud-Africain...

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